Asperges des bois

Publié dans Home Made le 14 mai 2008 par miliochka

J’adore ça ! J’en mange en Lorraine chez mes grands-parents. Quand j’étais petite, on allait les ramasser nous mêmes au printemps dans les sous-bois de la Meuse, des paniers entiers ! Moi j’appelle ça des asperges des bois, mais on dit aussi aspergettes, ou pour les botanistes, l’ornithogale des Pyrénées : Ornithogalum pyrenaicum (je le précise bien que la botanique et moi, on soit fâché, rapport à un très mauvais souvenir d’examen en 4ème année à la fac…) Ce sont en réalité les toutes jeunes pousses d’une plante de la famille des Liliacées, plantes à bulbe donc, rien à voir avec les “vraies” asperges. Cela ne fait que deux ou trois ans que j’en trouve parfois sur le marché, mais c’est rare, et donc c’est un luxe. Allez, j’vous le dit : 5,35 euros la botte pour 2 personnes… Ben ouais, de temps en temps, faut savoir se faire plaisir !

Pour 4 personnes :

  • 2 bottes d’asperges des bois
  • un œuf bien frais
  • huile d’olive, vinaigre, arôme Maggi (facilement remplaçable par du Viandox ou au pire par de la sauce soja…), moutarde aux condiments ou simple moutarde de Dijon.
  • une botte de ciboulette

Couper 1 cm de la queue des asperges (le bout qui est un peu desséché) puis les faire cuire à la vapeur. Moi j’utilise un panier vapeur tout bête, en métal ou en bambou version chinoise, je ne sors pas la cocotte minute pour ça ! En général, je les cuis une dizaine de minutes (l’avantage avec le panier vapeur, c’est qu’on peut contrôler en cours de cuisson). Certains préfèrent la cuisson à l’eau bouillante, moi je trouve qu’après, elles rendent trop d’eau….

Je prépare à côté une mousseline, sorte de mayonnaise très aérée, dont je tiens la recette de ma grand-mère : d’abord séparer dans deux grands bols le blanc du jaune d’un œuf bien frais. Monter le blanc en neige avec une pincée de sel. D’autre part, toujours en utilisant un batteur électrique, mélanger le jaune avec deux cuillères à soupe de moutarde (idéalement une cuillère de moutarde aux condiments et une de moutarde forte). Puis tout en continuant à battre, ajouter progressivement de l’huile d’olive (ça donne plus de goût que de l’huile basique, mais certains trouvent ça trop fort…), environ une dizaine de cuillères à soupe. terminer avec une demi cuillère de vinaigre et une demi d’arôme Maggi pour adoucir un peu le goût. Puis ajouter la ciboulette ciselée. Dernière étape : incorporer délicatement le blanc en neige au reste de la mayonnaise. Et hop !

Pour le reste… J’ai découvert dans Le Monde de ce week-end une incroyable histoire à propos de photos prises juste après le bombardement d’Hiroshima, qui auraient été retrouvées par un soldat américain et rendues publiques seulement maintenant. Images saisissantes, qui tenaient un tiers de la 3ème page. J’en parlais avec mon père. Lui se souvient, petit, d’être tombé sur un exemplaire de Paris Match, avec les images du champignon atomique. Magazine que ses parents avaient tenté de lui cacher mais sur lequel il a quand même posé ses yeux… Et puis j’apprends aujourd’hui, un peu par hasard, qu’il y a tromperie, supercherie ou cafouillage journalistique. Appelez-ça comme vous voulez. N’empèche, ça n’est pas la réalité. En fait, ces images auraient été prises après un tremblement d’un terre dans les années 20 à Tokyo. Rien à voir donc. La Hoover Foundation, qui a diffusé ces images de la collection Capp, tente de prouver sa bonne foi, mais s’enfonce dans des explications un peu louches. Quant au Monde, a-t’il fait correctement son boulot ? Aurait-il pu se rendre compte que ces photos n’étaient pas celles qu’on disait ? Je ne sais pas, je ne suis pas spécialiste. Mais en ces temps-ci de fausse-vraie mort de Pascal Sevran, il serait bon que la rigueur journalistique fasse un peu plus ses preuves. Ca l’a fout mal quand même toutes ces histoires…

Allez, retour au boulot, les semaines à venir s’annoncent très fournies !

By the sea

Publié dans ?! le 10 mai 2008 par miliochka

Ce soir, là où je suis, la mer est forte. J’entends les vagues, là tout près. Et je peux vous dire que pour rien au monde, même une très grosse somme d’argent, je n’aimerais pas être en mer là en ce moment même ! Il a fait plutôt beau aujourd’hui, enfin pour des terriens. Parce que là-bas, au large, ça soufflait bien et les vagues étaient belles . On a pourtant vu quelques voiliers remonter au près ce matin vers l’Est.

Moi j’ai profité de la journée pour explorer encore un peu plus la fonction macro de mon appareil. Quel fantastique outil ! J’ai passé un petit moment avec la Demoiselle dans le jardin à la française d’à côté (où les rosiers, plus beaux les uns que les autres, sont entourés de bordure en persil, et non en vulgaire buis !) Oui, je me sens d’humeur très fleurs & insectes en ce moment. En fait, je crois qu’au quotidien, la nature me manque. Ici, on est dehors quasiment toute la journée, et qu’est ce que c’est bon !

Et puis ensuite j’ai joué au tennis de table avec ma Nièce. Et on est allé voir les arrières grands-parents de la Demoiselle. Là-bas, elle a fait de la balançoire. Je trouve qu’elle a un sacré sens de l’équilibre pour son âge, alors même que la marche n’est pas encore totalement maîtrisée. Enfin, de saines occupations, quoi ! Et aussi de saines nourritures :

“Monique & Lucien peu avant de passer à table…”

Langouste - pour 4 personnes pour le plaisir :

  • Une langouste de Méditerranée ultra fraîche, environ 600 à 800 kg
  • Une grande casserole
  • De quoi faire un court bouillon : oignon, persil ou bouquet garni, citron, échalote, clou de girofle ou que sais-je encore… ou tout simplement un cube de bouillon pour poissons et crustacés !

Préparer le court bouillon dans une casserole suffisamment grande. Dès que ça bouille, plonger la langouste et la faire cuire 10 à 12 minutes. Sortir, couper en quatre et déguster avec un petit filet d’huile d’olive, du riz aux pignons et un verre de Condrieu un peu frais. Que peut-on ajouter à cela ? En ce qui nous concerne, on a poursuivi avec un délicieux chapon, pas la version Bressanne avec plumes et sans couilles, mais la version Méditerranéenne avec écailles rouges.

Ladybird

Publié dans Lu ; vu ; entendu... le 6 mai 2008 par miliochka

Square et anthropologie

Publié dans ?! le 4 mai 2008 par miliochka

Quelle mère n’y a jamais songé ? Le square est l’endroit rêvé pour laisser filer son esprit dans des considérations anthropologiques sur ses congénères. Voire, pour une personne comme moi d’obédience plutôt animale, à des observations éthologiques passionnantes. Oui, j’adore mater l’être humain et de sa progéniture. Et comme ma progéniture à moi est plutôt du genre “laisse moi faire toute seule”, j’ai tout mon temps pour m’intéresser aux autres…

Aujourd’hui, encore un temps magnifique. J’avais décidé d’emmener la Demoiselle dans le magnifique petit jardin ombragé de l’hôpital Saint Louis, mais c’était fermé (Ggrrr, quand est-ce que notre maire comprendra qu’on manque cruellement d’espaces verts dans le coin ?!) Du coup, on s’est retrouvé dans le square de l’autre côté du Canal, où il y avait foule évidemment. On s’est posé juste côté du plus petit des toboggans.

En général, les enfants sont au milieu, les grands courent dans tous les sens alors que les petits, beaucoup plus bruyants, ont un rayon d’action plus restreints. Et tout autour, les parents, qui forment inconsciemment comme un cercle protecteur. Revue des troupes : il y a les mères-poules, incapables de lâcher la main de leur môme plus d’une minute et qui flippent chaque fois qu’ils descendent le toboggan la tête la première ; les maniaques de la propreté qui les engueulent s’ils touchent le sable ou se roulent dans l’herbe (ben dans ce cas, y’a qu’à pas les emmener au square, “et puis c’est tout” comme dirait l’autre…) ; les perruches qui se mettent à quatre sur un banc pour papoter entre nanas et laisser leurs enfants faire leur vie (en semaine, lorsque c’est plus calme, c’est une pratique classique des nounous) ; les bobos qui débarquent avec l’équipement au complet, nappe, panier garni pour le goûter des enfants, l’édition week-end de Libération, ceux-là viennent en groupe en général ; les mères qui culpabilisent et se mettent en retrait pour fumer une cigarette en cachette (et alors quoi, que je sache, il n’est pas encore interdit de fumer dans les squares ?!) ou les pères qui assument sans problème et feintent d’ignorer le regard accusateur de celles du banc d’à côté ; et puis tous ceux qui n’ont pas d’enfants mais qui aiment bien s’allonger dan l’herbe quand il fait beau, et peut-être que ceux-là, ils aimeraient bien qu’il y ait un peu moins de mômes ! Moi je suis un peu tout cela, ça dépend des moments…

Mais aujourd’hui j’ai vu quelque chose qui m’a frappée, touchée, une scène qui m’a laissée admirative. Alors que l’espace bouillonnait de gosses super excités, une maman accompagnée d’un chien blanc au calme olympien et d’un petit gars frisé d’environ un an et demi a traversé tout l’espace. Il m’a fallu quelques secondes pour réaliser qu’elle était malvoyante. Je l’ai compris en apercevant autour de la taille de son fils, une ceinture avec des petits grelots… Elle l’a aidé à faire du toboggan, puis l’a accompagné jusqu’aux trucs à ressort et ainsi de suite à travers tous les jeux. Plusieurs fois, je l’ai vu lâcher sans crainte la main de son môme, elle a même joué à cache-cache avec lui ! J’ai trouvé ça courageux et en même temps attendrissant. Me suis sentie toute petite… C’était aussi intéressant de voir comment ont réagi les autres. La plupart des mômes, et la Demoiselle avec, étaient fasciné par le chien (qui lui, s’en foutait royalement et faisait stoïquement son job). Quant aux parents, très peu ont réagi je crois. Quelques-uns sont venus “l’aider”, elle leur a quelque fois fait remarquer qu’elle savait où était son fils car elle l’entendait. Un ou deux ont engagé la conversation avec elle, peut-être sont-ils des habitués de ce square.

Ensuite on est allé du côté du Jardin Villemin, ah sacrebleu, ce que cette histoire de jardin partagé me fait envie… On a vu un jeune couple franco-américain, venu repiquer leurs betteraves je crois alors que leur rejeton dormait dans un landau à l’ombre. J’étais presque jalouse de leurs mains pleines de terre… Et puis tous ces petits oiseaux ! C’est vraiment le paradis pour eux là-bas.

Un chouette dimanche typiquement parisien !

Handicap digital

Publié dans ?! le 3 mai 2008 par miliochka

Voilà, c’est idiot. Je me retrouve ce soir plein de petites momies au bout des mains, les doigts couverts de pansements. Trois belles coupures en une seule journée, un record ! Faut dire, avec ces conneries d’emballages, ça ne rate jamais. Mais bordel de m*****, qui sont ces ingénieurs-designers à la con, qui créent à chaque fois des emballages de plus en plus durs à ouvrir, et qui, en plus, ont le culot de marquer “ouverture facile” dessus ?! Comme pour le coup du réveil Apollo 2, je pense qu’il y a des claques qui se perdent… Et à chaque fois, une histoire de lait en plus. Me suis d’abord coupé le bout du majeur droit en ouvrant une nouvelle boite métallique du lait en poudre pour la Demoiselle ce matin, puis au beau milieu de l’index gauche en essayant de démonter un bouchon récalcitrant d’une bouteille de lait de toilette avec le couteau à pain, et enfin, c’est le pouce droit qu’a morflé, à cause d’un bout de verre lui. Ben oui, j’essayai d’ouvrir un petit pot de crème à la vanille mais il s’est fracassé par terre. Il m’a glissé des doigts, évidemment. La loi de Murphy en série !

Voilà, sinon, aujourd’hui premier jour de printemps, et presque même d’été, dont on a pu profiter la Demoiselle et moi. On est allé s’acheter un peu de matériel de bricolage et puis faire un tour du côté du jardin du Musée Carnavalet. Et on a croisé un drôle d’oiseau…

Avec le temps qu’il a fait aujourd’hui, je n’avais qu’une seule envie, manger des plats de l’été. Alors j’ai préparé une ratatouille, que je mangerai froide demain avec du poulet grillé. Mais ce dont j’ai vraiment très très envie en ce moment, c’est de petits farcis provençaux… Promis, dès que j’en fais, je prends une photo et je poste la recette ici. Ah oui, et puis il faut aussi que j’essaye une nouvelle recette de cake salé, saumon fumé & petits pois frais (spécial dédicace à Cake & Quiche Man, aka Dr Quiès, c’est quand notre prochaine partie de Gouville ?…)

 

Le Tiramisu… Toxic !

Publié dans ?!, Home Made le 28 avril 2008 par miliochka

Il me fallait rajouter quelques recettes, et notamment des desserts. Alors j’aurais pu mettre la fameuse charlotte aux poires-chocolat-crème de marron que j’ai “inventée” récemment, mais j’ai préféré me tourner vers un basique, un classique, un truc que tout le monde aime et mange, même les filles au régime ! Tiens, beaucoup de cuisine italienne ces derniers temps… C’est une recette que j’ai découvert dans le midi il y a une quinzaine d’années, du temps où je passais mes journées dans la cuisine à observer les faits et gestes d’une pro.

Ingrédients pour 6 personnes :

  • 500g de mascarpone frais (d’une célèbre marque italienne que l’on trouve en grande surface ou mieux, directement de chez le crémier ou le fromager, si le vôtre en vend)
  • 5 jaunes d’œufs
  • 5 cuillères à soupe de sucre en poudre
  • une boite de biscuits à la cuillère ou de boudoirs (en tout, il en faut au moins 24 je pense)
  • 40 cl environ de bon café non sucré
  • du chocolat amer en poudre (je ne citerai pas de marque, mais tout le monde connait de V** H*****…)

On peut préparer ça dans un grand plat à gratin, environ 20 x 30 cm, mais moi je préfère faire ça dans des petits ramequins, ou mieux encore, dans des verres espagnols.

D’abord bien mélanger le mascarpone avec les 5 jaunes d’œufs et les 5 cuillères à soupe de sucre. Bien lisser l’appareil (ah aha, oui, j’aime bien utiliser des termes techniques !)

Verser le café dans une assiette creuse puis imbiber rapidement les biscuits un par un et les déposer au fond du plat ou du ramequin. Faire une couche uniforme.

Verser ensuite l’appareil à base de mascarpone en veillant à faire une couche bien régulière.

Placer le tout en bas du frigo, idéalement pendant au moins 12 heures.

Juste avant de servir, saupoudrer de chocolat amer passé dans un chinois.

Vite, vite, déguster ! Et attention à ne pas s’étouffer avec le chocolat en poudre, ça peut être traître !

Et puis, dans le désordre, j’ai découvert le premier grain de beauté de la Demoiselle, sur son dos. Ça m’intrigue et me plait tellement ces histoires de grain de beauté. Ce serait un des très rares moyens de faire la distinction physique entre deux jumeaux homozygotes. Les grains de beauté ne sont pas présents à la naissance, ils apparaissent progressivement au cours de l’enfance. Mais à quel âge est-on sûr que plus aucun nouveau, en dehors d’un mélanome, n’apparaîtra ? Serait-ce un moyen de savoir que l’on a atteint l’âge adulte ?! Sinon, je suis plongée dans Beaufort de Ron Leshem. Une écriture très dynamique, un style direct et très vivant, un témoignage brut. Une plongée dans un fort retranché au Liban sud juste avant le retrait de Tsahal. Violent. J’ai aussi bloquée sur la version berceuse en live de Yael Naïm de la chanson Toxic, initialement chantée par Britney Spears. Incroyable ce qu’une interprétation peut amener à une chanson… Et j’explore les derniers trucs produits par Timbaland. Mais au prix où bosse ce mec, pas très envie d’acheter ça !

Sur l’île

Publié dans ?! le 24 avril 2008 par miliochka

Aujourd’hui, encore une belle journée organisée par Le Motivateur Professionnel, aka mon Homme.

Ça a commencé par : 20 minutes de TGV (et deux fois 4 euros d’amende pour non réservation, ben ouais) + quelques instants à faire du shopping en ville (cumuler des points s’m****, acheter une brosse à cheveux et autres futilités) + rejoindre l’embarcadère + 20 minutes de bateau pour la traversée (là, je repensais au ferry qu’on a pris à NYC…) et enfin arriver sur l’île.

Ça s’est poursuivi par : un déjeuner sous La Tonnelle (bonne table inaugurée très récemment mais service absolument déplorable, ceci explique peut-être cela) + tour de l’île par l’est + visite de l’ancien monastère fortifié (oauoh, un vrai décor de cinéma !) et une pose au soleil sur une des plus hautes terrasses + redescente pour aller acheter une bonne bouteille de blanc des moines (ah, quels commerçants ces moines + traversée de l’île par son milieu pour rejoindre l’embarcadère + traversée retour jusqu’au port.

Et puis encore : trajet jusqu’à la gare par les rues marchandes + un blouson en cuir rose + 25 minutes en TER, seuls dans le wagon à faire des photos + retour à la maison à pied + une longue pause dans le jardin avec Mutti et la Demoiselle, qui décidément, adore les bretzels + un dîner en famille + pour certains, 105 minutes télévisuelles avec le Président (mais pour certains seulement, d’autres ont préféré le ciné…)

Et voilà, on dit merci qui ? Merci mon Homme…

First Oyster

Publié dans ?! le 22 avril 2008 par miliochka

C’est les vacances. Mon Homme a réussi à me convaincre hier soir, et nous sommes partis pour une virée en amoureux, laissant la Demoiselle avec sa mère-grand, ravies. Prenant la route de la Côte, longeant le massif de l’Estérel baigné par la lumière de fin de journée, nous sommes allés jusqu’à la ville qui bientôt deviendra le centre du monde pendant dix jours. Le vente soufflait fort, un mistral qui a bien nettoyé le ciel après plusieurs jours de pluie.

Premier pastis de l’année en terrasse, un petit plaisir. Et ensuite, on est allé déguster un plateau de fruits de mer, grand plaisir ! Comme d’habitude, on a fait confiance au flair de mon Homme pour choisir le restaurant, et ça n’a pas raté, il a choisi le meilleur (mais ça, on ne l’a su qu’après !), c’est-à-dire chez Astoux et Brun.

Et pour la toute première fois de ma vie, j’ai mangé des huîtres. Oui, oui, pas une mais DES huîtres ! Des fines de claires n°3 d’ailleurs, et j’ai trouvé ça délicieux. C’est quand même fou, moi, gourmande que je suis, j’avais jusqu’à présent toujours refusé de goûter à ça. D’abord parce que j’avais très peur de la consistance (et pourtant, je mange des fruits de mer divers et aussi des escargots, hum…) ensuite parce que je me refusais à manger un être encore vivant. Et finalement je me suis décidée à sauter le pas hier (trop gourmande que je suis..), avec un peu de vinaigre à l’échalote, et j’ai trouvé ça tout à fait à mon goût beaucoup moins élastique et morveux que je ne l’imaginais, et un goût beaucoup plus subtile aussi. Du coup, j’ai mangé les 6 ! Voilà, un très bon diner donc, accompagné d’une bouteille de Bandol blanc pas mauvais (bon, ça ne valait pas le Condrieu de la veille, bien sûr).

Ensuite, on est monté au Suquet faire quelques photos de nuit, d’autant qu’hier soir c’était la pleine lune. Là aussi un chouette moment, tous les deux à faire des photos dans ce joli petit parc. Et puis on a récupéré la voiture pour filer sur la Croisette et s’offrir une glace. Un peu déçu par la qualité de la glace (ben oui, compte tenu du prix quand même) mais follement excité par la promenade du bord de mer incroyablement mise en lumière. Là encore on s’est beaucoup amusé en faisant des photos.

Je crois que les rares touristes qui étaient là hier soir nous ont regardé d’un œil un peu circonspect. En tout cas, j’aimerais bien avoir des chaises comme ça sur mon balcon avec la même lumière !

PS : on en a reparlé dernièrement avec des copains, et il faudra absolument que je prenne le temps de le faire ici : un fameux diner dans un resto japonais à Milan, il y a quelques années. Un souvenir gastronomique absolument fantastique…

Pâtes Alphabet

Publié dans Home Made le 17 avril 2008 par miliochka

This is the evening myrte

Publié dans ?! le 16 avril 2008 par miliochka

Ce soir, je bois une myrte, entre autre. Et une bonne. Presque un an que je cours après. Ah la myrte… Normalement, ça se boit le soir, dans le cockpit d’un voilier au mouillage dans une petite crique de la côte ouest de la Corse, quand la tramontane vous tombe sur les épaules. À la Girolata par exemple, ou mieux encore, au pied du lion de Roccapina. Ouaouh…

Bon, sauf que celle-là, eh bien elle est trop sucrée à mon goût. Après avoir goutté beaucoup de myrtes différentes, là-bas en Corse ou bien à Paris, je dirais que la meilleure, c’est celle-là :

©Capman, d’ailleurs merci à lui qui m’a rapporté une bouteille après un séjour là-bas… En effet, c’est très compliqué de s’en procurer (j’pourrais écrire des pages sur toutes mes péripéties pour en trouver, jusqu’aux coups de fil à la distillerie Mannarini, directement à Porto Vecchio, pour connaître leur tarif d’expédition, et à l’aventure vécue par Capman, reclus dans un appartement lors d’un reportage à Ajaccio…)

Et puis aujourd’hui, j’ai aussi appris l’existence d’un forum sur le net, où les journalistes peuvent exprimer tous leurs griefs, le site Angry Journalist. Ça cadre bien avec la grève qui a lieu en ce moment au Monde. Au début, j’ai trouvé intéressant, pertinent même. Et puis après, j’en suis vite arrivée à une conclusion récurrente chez moi : “Marre de ces journalistes qui se plaignent tout le temps. Merde, on fait quand même un chouette métier ?!” D’ailleurs, ça m’a aussi fait penser aux réflexions que je peux lire en ce moment dans Millenium (Stieg Larsson) sur les entreprises de presse. Oui, oui, je n’ai pas encore tout à fait fini le 3ème tome, la mayonnaise n’a pas pris chez moi. Finalement, il n’y a que le tome 1, qui peut se lire tout seul d’ailleurs, sur lequel j’ai vraiment accroché. Et pour poursuivre sur cette histoire de Millenium, dans mes pérégrinations sur le net, je suis aussi tombée hier sur ça, dans un blog très intéressant qui s’intéresse à l’image et ses usages. De quoi réfléchir aux images qu’on met en ligne…

Et…, spéciale dédicace à la Dame encore (oui oui, ça n’arrête pas en ce moment !) : il y a quelques temps, j’avais glissé dans le sac de mon Homme un joli petite livre pour la Demoiselle de la Dame. Parait qu’elle l’apprécie, alors cet après-midi, en traînant dans une super librairie pour enfants et en cherchant des nouveaux trucs pour ma Demoiselle, je n’ai pas résisté à (re)acheter Caca Boudin de Stéphanie Blake. Une simple histoire de petit lapin blanc très rigolote. Il me faudrait maintenant l’adresse de la Petite Suissesse pour lui envoyer, ou alors c’est une bonne excuse pour aller lui remettre en main propre et au passage voir cette expo : Les photographes, regards inversés.