Archives de décembre, 2007

et bientôt 2008…

Posted in ?! on 28 décembre 2007 by miliochka

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Hand painted Porcelaine

Posted in Home Made on 19 décembre 2007 by miliochka

Quand j’ai le temps, j’aime bien fabriquer moi-même mes cadeaux de Noël. Ce qui est sûr, c’est que ça fait en général très plaisir aux gens. Mais pour le coup, c’est à moi aussi que ça fait très plaisir. J’aime créer, fabriquer, bricoler, triturer, recommencer etc… C’est pour cette raison que j’adore cuisiner, coudre et jardiner ! Comme dans mon boulot, j’utilise essentiellement mes neurones, mes cordes vocales et trois doigts pour taper sur l’ordinateur, je suis en manque d’activités manuelles. Tout est bon, donc, pour utiliser mes dix doigts à d’autres activités !

Cette fois, il s’agit simplement d’un peu de peinture sur de la porcelaine. Les deux du haut sont pour des filles que je connais peu mais avec qui nous allons passer le Nouvel An, celui d’en bas, la Demoiselle m’a aidée à le confectionner pour son arrière grand-mère alsacienne.

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Voilà, j’ai tout d’un coup l’impression de ressembler à toutes ces mères au foyer désoeuvrées, qui, pour s’occuper, font de gâteaux et cousent des habits à leurs enfants puis, très fières, publient leurs réalisations sur leur blog…

NAN NAN ! JE NE SUIS PAS UNE FEMME AU FOYER DÉSOEUVRÉE !!

(re)découvrir la BD

Posted in Lu ; vu ; entendu... on 17 décembre 2007 by miliochka

Dimanche, il faisait un froid de gueux ! Mais on est quand même sorti, en famille, avec la Demoiselle et mon Homme. On a poussé jusqu’à l’antre de Philippe le Libraire qui regorge de BD. À chaque fois, j’ai envie de repartir avec quinze albums sous le bras ! Hier je guettais les nouvelles sorties des auteurs que j’aime, mais rien, malheureusement…J’ai toujours été entourée de BD. Mon père a une bibliothèque pleine de classiques et d’autres albums plus ésotériques (petites, nous devions lui demander l’autorisation avant d’en emprunter une, il redoutait surtout les miettes de p’tit beurre !) Ensuite ma soeur cadette est tombée dedans. Thorgal, Bilal, XIII, Corto Maltese, Loisel… elle m’a fait découvrir beaucoup de choses. Les années passant, j’ai un peu délaissé ces lectures. Et puis il y a cinq ans environ, une très bonne amie devenue libraire m’a offert Pilules bleues de Frederik Peeters…

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Ouaoh, la claque ! Une BD autobiographique contemporaine, je ne soupçonnais même pas que cela puisse exister ! J’ai été séduite par le dessin et l’histoire bien-sûr. Cette amie m’a ensuite parlé de l’Association, une maison d’édition connue pour avoir publié Marjane Satrapi, mais pas que. Et là j’ai plongé dans un nouvel univers, foisonnant, passionnant. La BD est devenue pour moi de la vraie littérature ! Je me suis mise à acheter compulsivement, à dévorer tout ce qui me tombait entre les mains. Je ne pourrais pas toutes les citer ici, mais quand un ami passe à la maison dormir quelques jours, voilà ce que j’ai envie de lui mettre en les mains : Le combat ordinaire de Manu Larcenet (troublantes ressemblances avec la vie de mon Homme et la mienne…), Le Photographe d’Emmanuel Guibert et Didier Lefèvre (les tribulations en Afghanistan d’un ami-collègue de mon Homme, brutalement disparu depuis…), Blankets manteau de neige de Craig Thompson, Fun Home d’Alison Bechdel

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et la série Une demi-douzaine d’elles par Anne Baraou et Fanny Dalle-Rive (dans les deux derniers cas, des BD faites par des filles !)En dressant cette liste totalement subjective, je réalise qu’il s’agit à chaque fois de biographies, voire d’autobiographies. J’aime donc les BD qui parlent des gens, j’aime lire des tranches de vie en images ! Et dans la série Une demi-douzaine d’elles, j’ai vraiment craqué pour le tome 5, où Ugoline Saine accouche.

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Un grand moment de réalisme débordant d’humour ! À chaque page ou presque, je m’y suis retrouvée !Voilà, je sais que depuis quelques années, le monde de la BD est en pleine renaissance. Explosion de ventes, des nouveaux auteurs, de petites maisons d’édition indépendantes. Tant mieux, en plus j’ai la chance d’en découvrir quelques-unes.

La BD n’est pas qu’une distraction, c’est un art très sérieux.

Un objet rien que pour soi

Posted in ?! on 12 décembre 2007 by miliochka

De la difficulté de faire des choix lorsqu’il s’agit de demander à quelqu’un de réaliser un objet sur-mesure. Cela peut être simplement choisir un encadrement pour un dessin – que l’on peut toujours modifier si un jour ça ne plait plus – à quelquechose de beaucoup plus compliqué comme le choix d’un bel objet fait rien que pour vous. (Ca ne m’est jamais arrivé, mais j’imagine que lorsqu’on achète une maison et qu’il s’agit de concevoir une cuisine ou un jardin, c’est un peu pareil.)

Petite, mon père m’a fait faire un brevet de mousse, par un de ses amis dessinateur peintre de la marine. Je pouvais demander n’importe quoi ! J’y suis allée à fond, lui demandant de me dessiner plein de trucs, un dauphin, une baleine, une goêlette voiles gonflées alors que la mer est plate… Maintenant, quand je regarde ce dessin, je me dis qu’il reflète bien mes goûts d’alors, de petite fille, ça me fait sourire !

Ces derniers temps, il s’agissait d’un bijou. Pour mon anniversaire, j’ai reçu une très belle pierre, venant de ma grand-mère. Il a fallu la faire monter. Et j’ai dû choisir quelquechose qui me plaisait aujourd’hui mais serait aussi susceptible de me plaire après de longues années. Une réflexion en plusieurs étapes, très riche, avec un joailler patient et passionnant. Pas évident, surtout que moi, les bijoux, ça n’est pas vraiment mon truc ! Verdict aujourd’hui, l’objet que je porte à l’annulaire gauche me ravit ! C’est encore mieux que ce que j’imaginais ! Du coup, je vais la porter très souvent, alors que j’avais peur de ne pas l’assumer… Ce qui me plait c’est ce mélange entre une pierre qui a déjà eu une longue vie avant d’arriver jusqu’à moi, et une monture que j’ai choisie, pensée, modelée avec cet artiste-artisan. Jusque dans le détail.

Voilà, petit luxe, grand plaisir !

La carbonnade

Posted in Home Made on 10 décembre 2007 by miliochka

Une variante du boeuf bourguignon, un plat du Nord. La première fois que je l’ai goûté, c’est à Lille, avec mon père. Un souvenir qui reste, un plaisir gastronomique partagé tous les deux. Depuis, j’ai cherché la recette, mais peu convaincue par celles que j’ai trouvées, je me suis fait « la mienne » !

Ingrédients pour 6 personnes :

  • 1,2 à 1,5 kg de viande de boeuf à braiser (la même que pour le boeuf bourguignon, faites confiance à votre boucher !)
  • 1 oignon, 3 carottes et 1 branche de céleri
  • Du beurre, du sel et du poivre, une ou deux feuilles de laurier
  • 50 à 75 cl de bière (idéalement du Nord mais moi je prends une bouteille de Fischer, plus facile à trouver !)
  • Un pain d’épice

Dans une grande cocotte en fonte, faire fondre le beurre puis dorer l’oignon finement coupé (en lamelles, j’aime bien !)

Placer tous les morceaux de viande, les faire dorer su un feu vif.

Ajouter les carottes et le céleri coupés en morceaux. Bien mélanger.

Saupoudrer le tout de 6 à 8 tranches de pain d’épice en miettes. Puis assaisonner.

Enfin, recouvrir avec la bière jusqu’à noyer le tout. Baisser le feu au minimum, attendre que la mousse ait disparu et l’alcool se soit évaporé, puis couvrir.

Laisser mijoter tout doucement, en remuant de temps en temps pendant 2 heures au moins. L’idéal est de faire ça le matin, puis de réchauffer une demi-heure ou plus avant le dîner. Plus ça cuit lentement, meilleure sera la viande ! Moi je sers ça avec des pâtes ou des patates en robe des champs !

Ce soir, on est sept à dîner à la maison, les anciens du Vietnam comme on les appelle… J’espère que ça leur plaira !

THE gâteau au chocolat

Posted in Home Made with tags , , , , , on 9 décembre 2007 by miliochka

Voilà, quitte à publier des recettes en ligne, autant commencer par le basique, l’incontournable, la recette que j’ai le plus bossée avant d’arriver à l’équilibre idéal (au départ, c’est une recette de ma mère, mais j’ai adapté…).

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Ingrédients pour 6 à 8 personnes (moule de 24 cm de diamètre) :

  • 200g de chocolat noir à pâtisserie (moi je prends le Nestlé Corsé, dans un papier kraft brun foncé)
  • 125g de beurre
  • 100g de sucre en poudre
  • 75g de farine tamisée (ou dont on est sûr qu’elle ne fait pas de grumeaux)
  • 3 oeufs
  • un peu d’eau de fleurs d’oranger

Faire préchauffer son four à 180°C, chez moi c’est thermostat 6, mais attention, tous les fours ne se ressemblent pas !

Beurrer le moule à gâteau, et saupoudrer une très fine couche de sucre en poudre dans le fond (ça facilitera le démoulage !)

Casser le chocolat en petits morceaux (moi je le fais au marteau, la plaquette encore emballée !) et mélanger avec le beurre en cube. Faire fondre le tout au micro-ondes. Quand tout est bien fondu, remuer et incorporer une cuillère à soupe d’eau de fleurs d’oranger. Laisser refroidir.

Battre les blancs en neige (avec une pincée de sel fin), bien fermes.

Dans un grand saladier, battre les jaunes d’oeufs avec le sucre en poudre jusqu’à ce que le mélange blanchisse.

Puis incorporer le chocolat fondu délicatement, bien remuer le tout. Ensuite la farine, en plusieurs fois, et en évitant au maximum les grumeaux ! Et enfin, en dernier, les blancs en neige, en veillant à ne pas les casser ! Bien homogénéiser la préparation.

Verser le tout dans le moule , et glisser le moule dans le four, (attendre qu’il soit arrivé à température !)

Cuisson: 12 minutes exactement si l’on veut un gâteau au coeur fondant (enfin, avec mon four, ça marche comme ça…)

Moi j’attends qu’il refroidisse pour le démouler, et je sers ça avec de la crême anglaise ou de la glace à la vanille, un coulis de fraises ou de mangue…

Hum, je sens d’ici l’odeur de celui qui est en train de cuire en ce moment-même… Si seulement on pouvait coder les odeurs en html !

Ingrid, ou les relations mère-fille

Posted in Lu ; vu ; entendu... on 9 décembre 2007 by miliochka

À chaque fois, j’en ai le coeur qui se serre jusqu’aux larmes. Je ne sais pas pourquoi mais dans l’histoire d’Ingrid Betancourt et de sa captivité, ce qui me touche le plus, ce sont ces longues années loin de ses enfants Mélanie et Lorenzo, et la souffrance de sa mère, Yolanda. 

 

Un jour, j’ai entendu que sa mère, chaque dimanche, se rend à la radio colombienne, pour parler dans une émission réservée aux familles des otages des FARC. Elle parle à sa fille, espérant que celle-ci peut l’écouter, au fond de la jungle. Et chaque année, pour son anniversaire qui a lieu le jour de Noël, elle lui parle de sa naissance, elle lui raconte ce jour où elle est née, comme elle l’a toujours fait. Elle lui dit à quel point elle est fière d’avoir une fille comme elle. La première fois que j’ai entendu cette histoire, c’était à Noël justement, ma fille n’avait que quelques semaines, j’étais en train de l’allaiter, j’en ai pleuré…

Et maintenant, après cinq longues années de captivité et des récentes preuves qu’elle est bien en vie, il y a cette longue lettre écrite par Ingrid, dont les journaux français ont publié des extraits.  Je n’ai pas pu aller jusqu’au bout. Elle parle à ses enfants, leur donne des surnoms sortis de contes de fée, leur dit à son tour sa fierté de mère, les encourage à poursuivre leurs études… Cinq longues années sans voir ses enfants, ils sont devenus des adultes maintenant, ce combat qu’ils mènent pour que l’on oublie leur mère les a fait grandir encore plus vite. 

Terrible ce que ça réveille en moi, la captivité prolongée de cette femme… 

Dans sa lettre, elle dit aussi que ça fait longtemps qu’elle a demandé à ses ravisseurs de lui fournir un dictionnaire, pour avoir un peu de lecture. Elle est dans un état de dépérissement physique ET intellectuel tel…