Y’a bon, yoga !

Voilà, je me suis remise au yoga et j’aime ça ! Attention, rien à voir avec la vague ambiante de zen attitude, cocooning et autres modes qui poussent à s’occuper de soi, quoi que…

J’ai découvert le yoga à la fac. À l’époque, j’avais deux heures de sport obligatoires dans mon emploi du temps, alors entre les danses de salon et le volley-ball, mon choix a été vite fait : yoga pourquoi pas ! Je me souviens, c’était dans le grand gymnase de la Doua, deux heures le vendredi matin ; il m’arrivait d’aller à la fac rien que pour ça, séchant tous les autres cours de la journée. Une cinquantaine d’étudiants, écoutant de la musique zen et enchaînant les postures en suivant la voix mélodique de la prof. Je me souviens qu’elle nous passait souvent un disque appelé « Musique pour plantes vertes », sans rire. À l’époque déjà, c’était un véritable petit moment de bonheur, une vraie respiration, au sens propre comme au figuré (d’ailleurs, je me souviens qu’en sortant de ces cours, l’envie de fumer disparaissait pendant quelques heures…) Malheureusement ça n’a duré qu’un semestre, pour cause d’emploi du temps incompatible ensuite. Ce que j’appréciais avant tout, c’était le travail sur la respiration, moi qui ne sais pas respirer, moi qui, enfant, avait toujours peur d’oublier de respirer en m’endormant ! (Aujourd’hui encore, quand je suis concentrée, je suis en apnée…)

Quand je me suis retrouvée pigiste à Paris avec beaucoup de temps libre, j’ai cherché à faire du yoga dans mon quartier. Expériences comiques ! Je me suis retrouvée dans un cours où on commençait par répéter sept fois de suite « Aaaûommmn » tout en prenant conscience de notre « dimension planètaire ». Autant vous dire que je n’ai jamais trouvé cette dimension-là en moi ! Une autre fois, je suis tombée dans un truc vaguement sectaire, où l’on m’a proposé de participer à des stages de jeûne (me proposer à moi de jeûner plusieurs jours de suite en buvant des décoctions d’herbe ? C’est surréaliste !) Bon, j’ai vite laissé tomber l’affaire. Je me souviens ensuite que pendant les cours de préparation à l’accouchement, on avait des séances de relaxation inspirée du yoga. Ben, ça n’a pas raté, à chaque fois je me suis endormie…

Et puis l’envie m’est revenue à la rentrée dernière. Peut-être parce qu’avec le retour de l’hiver, le boulot à plein temps et la Demoiselle qui demande beaucoup d’attention, j’avais besoin de me dégager une heure ou deux dans la semaine rien que pour moi. Motivée, j’ai cherché un nouvel endroit près de chez moi, et je suis tombée sur une perle ! Une prof qui enseigne dans une petite salle à deux minutes à pied de la maison, une jolie fille à la voix calme et posée. C’est exactement ce qu’il me fallait ! Car ce que j’aime dans le yoga, c’est me laisser porter par une voix, suivre ses indications, me plier à son rythme, « être sous ses ordres » on pourrait dire. Je crois bien que je ne pourrais pas faire du yoga seule, car ça me demanderait alors de réfléchir à ce que je fais, aux postures que je vais enchaîner, et ça, ça n’est pas possible ! Je ne peux être complètement détendue que si je m’abandonne. Et pour ça, j’ai besoin d’une voix qui me porte. Trouver un cours de yoga qui me plait revenait donc, avant tout, à trouver une voix et un rythme auxquels j’accepte de confier mes inspirations et expirations.

Ce qui me plait là encore, c’est le travail sur la respiration, la prise de conscience des sensations que cela procure dans tout le corps. C’est assez agréable, dans chaque posture, de penser aux tensions que cela engendre sans chercher à lutter, juste les accepter, et essayer de les défaire simplement par le travail du souffle. Et le plus étrange, c’est que depuis cette dizaine de séances, j’ai réalisé quelquechose d’assez étrange : mon corps est profondément dissymétrique ! Véritablement hallucinant ! Parfois, lors d’une séance de yoga, j’ai vraiment l’impression de visiter mon corps comme si c’était une terre étrangère. Et la majorité des tensions se trouvent à droite (Mais ça, je le savais déjà avant : mes migraines, mon mal de dos, mes tensions dans l’épaule, mon ovaire qui se réveille un mois sur deux, mon rein qu’a failli me lacher, tout ça, c’est à droite, y’a pas de mystère… C’est pour ça que la Petite Fourmi à pris place sur ma hanche droite…)

Alors bon, je ne suis pas toujours très assidue, je n’en tire pas une philosophie de vie non plus, mais j’y vais quand je veux, et ça me fait du bien. Et puis c’est aussi un travail sur la concentration. YOGA ? Y’A BON !

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