Faire son marché

Faire son marché est pour moi un réel plaisir. Aussi loin que je me souvienne, j’ai toujours vu ma mère acheter la plupart de ses fruits et légumes à de petits producteurs sur le marché, que ce soit à la maison ou même sur nos lieux de vacances. Je ne l’accompagnais pas souvent, pourtant c’est une habitude qu’elle m’a transmise. J’ai commencé à Lille, lors de mes études. Lorsque je ne me réveillais pas trop tard, j’allais le dimanche matin sur le marché de la Place du Concert, dans le Vieux Lille. Du coup, le dimanche a toujours été pour moi un jour où je passe du temps dans ma cuisine !

Quand je suis arrivée à Paris, il m’a fallu attendre d’être free lance pour avoir le temps d’aller à nouveau au marché. Celui près de chez moi, le marché Popincourt, a en effet lieu le mardi et le vendredi. Mais depuis, je me suis dit que si je reprenais un boulot dans une rédaction, j’aménagerais mon emploi du temps pour au moins y aller une fois dans la semaine ! J’ai mis du temps à trouver mes habitudes, à nouer des liens avec certains commerçants. Au bout d’un an, je me suis décidée pour un maraîcher, Jacques, sa femme Annie et son frère Michel. Des produits de grande qualité et le respect (plus ou moins) des saisons. J’avais une telle fidélité pour leurs étals que j’étais obligée de les prévenir à l’avance d’une éventuelle absence au prochain jour de marché, afin qu’ils ne s’inquiètent pas ! Ils sont partis à la retraite l’été dernier. Depuis, j’ai retrouvé un autre maraîcher qui me plait bien. Il y avait aussi Fernand, le fromager savoyard qui s’amusait à me draguer malgré mon ventre de femme enceinte ! (Ce gars-là a passé tous ses étés sur la plage de la Tortue, et partait régulièrement en vacances aux mêmes endroits que moi !) Et puis le sympathique charcutier qui insiste pour m’appeler Mademoiselle, la vendeuse de produits bio chez qui j’achète du potimarron, les fromagères sexy, et le fleuriste qui bradent ses tulipes. Il n’y a guère que pour le poisson que j’hésite encore…

Quand je suis en vacances, j’essaye toujours de faire mes courses au marché. Ah le petit café sous l’olivier du vieux marché de Saint Raphaël… Je me souviens aussi d’un long week end en amoureux à Rome avec mon Homme. Le dimanche matin, avant de repartir, je suis allée faire mon marché sur la place Campo de’ Fiori. On est rentrée à Paris avec des tomates gorgées de soleil, des jeunes asperges et du jambon de Parme !

Ce matin, chez mon maraîcher, il y avait des mandarines, des véritables mandarines, à ne pas confondre avec les clémentines évidemment. J’en ai pris quelques unes. Je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai mangé des mandarines, c’était certainement il y a très longtemps. N’empêche que ce goût unique et si délicieux m’a tout de suite rappelé un souvenir romain : dans une petite trattoria de Rome, on nous avait servi en guise de digestif un petit jus de mandarine pressée, un véritable élixir…

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