Archive pour mai, 2008

L’ornithogale et l’écrevisse…

Posted in Home Made with tags , , , , , on 31 mai 2008 by miliochka

Tout a commencé vendredi matin, dans les allées du marché. Je savais que j’allais être seule ce week-end, soit je n’achetais rien (pour me rabattre à minuit sur un pauv’ bol de céréales !), soit j’en profitais pour tester de drôles de trucs. Or en ce moment même, c’est la saison de l’ornithogale, oui, la fameuse asperge des bois, que j’affectionne tout particulièrement. Mais j’ai aussi eu une envie soudaine d’écrevisses ! Et voilà ce que ça donne, une fois que je me suis retrouvée seule dans ma cuisine : un risotto !

Ingrédients pour 4 personnes :

  • 200g d’apergettes ou ornithogale, soit environ une botte (soit dit en passant, de prix a beaucoup baissé depuis la dernière fois puisque j’ai payé ça 2,95 euros cette fois…)
  • 200 à 250g de riz arborio
  • 200g de queues d’écrevisses déjà cuites
  • un oignon
  • 60cl de bouillon de poule, 15cl de lait
  • safran, huile d’olive, sel et poivre
  • parmesan

Commencer par rincer les aspergettes à l’eau claire, couper les bouts un peu sec puis les couper en tronçons d’environ 2cm. Faire cuire à la vapeur 7-8 minutes (elles doivent rester croquantes). Réserver.

Dans une casserole, faire fondre l’oignon finement haché dans un fond d’huile d’olive. Verser le riz et le faire blanchir.

Introduire progressivement le bouillon pour mouille le riz, mélanger très régulièrement tant que ça absorbe, sur feu doux. Vers la moitié du liquide (environ 8 minutes de cuisson), ajouter cette fois le lait. Continuer à bien remuer.

Introduire les aspergettes en morceaux, une pincée de safran, assaisonner. Puis continuer à mouiller avec l’autre moitié du bouillon, très progressivement. Moi je n’aime pas trop quand le risotto est al dente, donc je laisse cuire une vingtaine de minutes en tout. Au dernier moment, ajouter les écrevisses. Et saupoudrer de parmesan juste avant de servir !

Et ben, sans me venter, c’était vachement bon ! Je me suis étonnée moi-même. Moi qui suis plutôt gourmande que gourmet, j’ai trouvé ça très fin. Les alliances de goûts entre le vert acidulé de l’ornithogale et la chair rosée de l’écrevisse, et puis les mélanges de consistances, ouaouh ! C’est la première fois que je mettais un peu de lait dans un risotto (d’où m’est venue l’idée ?!), et ça marche pile poil. Voilà, un petit plaisir égoïste, j’en conviens…

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Monumenta by Serra

Posted in Lu ; vu ; entendu... with tags , , , , on 26 mai 2008 by miliochka

Bon, alors… Voilà une sortie du dimanche en famille. Sortie où l’on peut emmener les enfants courir entre des œuvres d’art, pour une fois, et pendant ce temps-là, les parents vagabondent. Dans la série Monumenta, le Grand Palais accueille cette année les grandes plaques d’acier de Richard Serra. Je ne saurais pas bien dire pourquoi j’avais envie d’y aller. Peut-être parce qu’une bonne (d)ame en a parlé sur son blog (encore lui !), parce que j’ai lu quelque chose là-dessus dans Beaux Arts Mag* (encore eux !), et puis parce qu’il faut trouver des trucs à faire le week-end avec la Demoiselle. À défaut de l’emmener courir dans la nature, les plaques d’acier… Et vu qu’elle n’est pas encore en mesure de poser des questions, c’est relativement facile de se pointer devant ce genre de trucs avec elle.

Si j’ai aimé ? Ouais… En tout cas, ça ne m’a pas laissée insensible, c’est le but non ?

Ce que j’en ai pensé ? Bah… c’est monumental, non ?! Mais c’est peut-être pas l’endroit où j’aurai mis ça.

Comment j’ai ressenti le truc ? Mystique… Ouais, je n’ai évidemment pas pu m’empêcher de penser au monolithe du Chninkel de Van Hamme & Rosinski, et donc de 2001, L’Odyssée… L’ambiance sonore et l’atmosphère un peu moite ont certainement participé à la sensation générale.

Et pour le reste ? Un chouette objectif de balade dominicale, mais ce n’est pas pour autant que je vais me transmuter en critique d’art contemporain, ben non…

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* Beaux Arts Mag : je salue ici leur formidable travail de vulgarisation artistique. Oui, oui, car la vulgarisation, mot oh combien décrié, ne devrait pas, à mes yeux, être réservée à la science… Et la politique ? Et l’économie ? Et tout le reste de vie de la Citée ?! Car en réalité, qui sait vraiment ce qu’est le CAC40 et comment il est calculé ? Qui peut me dire, comme ça au débotté, les différences entre cour d’appel, cour de cassation et procès en révision ? Qui sait le rôle que jouent vraiment l’OCDE ou la FAO ?! Qui se souvient du nom de l’architecte qui a conçu la pyramide du Louvre ? Ah, on fait moins les malins-là…

Lolipop SK8

Posted in Lu ; vu ; entendu... with tags , , , , , , on 24 mai 2008 by miliochka

Pour ceux qui ont aimé la vidéo de skate dont j’ai posté le lien ici-même il y a quelques jours, pour tous ceux qui aiment glisser dans la ville sur une planche, ou tout simplement pour un petit moment de poésie urbaine, ça vaut le coup d’aller voir ici aussi : ça s’appelle Capitale , un extrait de Lolipop de Pierre Prospero, ce mec qui m’a envoyé un mail alors que je ne sais pas qui il est… De très très chouettes moments, mais aussi de très belles figures, ah oui, et puis aussi un passage devant mes copains de la Garde Républicaine, il me semble même que c’est un gars de la fanfare de cavalerie (raahh, merde, je n’arrive toujours pas à embarquer une vidéo DailyMotion sur ce blog…)

Sinon, aujourd’hui avec la Demoiselle, on a essayé d’aller faire un tour à l’Espace Claude Berri, le nouveau lieu du collectionneur- producteur-réalisateur, mais le sort en a voulu autrement : c’était fermé pour cause de préparation d’une nouvelle expo. Et comme leur site, à ce jour, n’est toujours pas ouvert, eh ben je ne pouvais pas le savoir ! C’est con. Alors, on est allé s’acheter des chocolats chez Jadis & Gourmande, plein de petites crottes enrobées de chocolat, à se damner (ah tiens, ça c’est un truc qu’il faudrait que La Dame goûte !)

Cry me a river ?

Posted in Lu ; vu ; entendu... with tags , , , , , , , on 23 mai 2008 by miliochka

La première fois que j’ai aperçu ce machin, c’était il y a quelques mois. Il s’agit d’un néon en forme et aux couleurs de l’arc-en-ciel où sont inscrits les mots »Cry Me a River ». Il est situé sur un mur en haut d’un immeuble au début du boulevard Magenta, près de Répu. Comment mes yeux sont tombés là-dessus ? Me souviens pas, toujours est-il que je regarde très souvent en l’air quand je me balade, soit pour détecter les balcons et terrasses foisonnants, soit pour voir les graffs posés avec courage dans des endroits inaccessibles mais visibles de tous. Et là, je vois ce truc. Première réaction (stupide, mais je vous la livre quand même) : « ouaouh, un graffeur s’est payé un néon et réussi à le poser là, bravo ! » Mais je me suis quand même demandé pourquoi il avait choisi le titre d’une chanson de Justin Timberlake (ça va, hein, on a les références culturelles qu’on peut, et puis je sais, j’aurai dû réfléchir un peu loin que le bout de mon nez…) Alors j’en ai parlé à mon Homme, pour savoir ce qu’il en pensait, si lui aussi avait repéré le truc, s’il en connaissait l’histoire. Mais que dalle. Alors voilà, je continuais à contempler et apprécier le truc chaque fois que je passais devant. Mais je n’ai pas eu l’occasion de le voir éclairé de nuit.

Et puis, et puis, il y a quelques semaines, j’ai enfin compris ce que c’était, en lisant Beaux Arts Mag (j’suis abonnée, cadeau de noël de ma chère mère qui pense à ma culture générale, merci Mutti !) En fait, il s’agit d’une œuvre d’un artiste (ben oui, ça je m’en doutais mais qui ?) En fait, j’ai fait le lien parce que je lisais un truc sur un nouveau musée à New York, dont l’architecture me plait beaucoup, et qui porte un truc similaire sur sa façade. Il s’agit d’œuvres d’Ugo Rondinone, un artiste suisse. Et depuis, j’ai aussi appris que Cry me a river était un standard du jazz américain, repris par de très nombreux artistes dont Ella Fitzgerald. Eh ben ça alors, j’en ai appris des choses, me voilà un peu moins bête !

Alors, dans le même ordre d’idée, aujourd’hui, à la faveur d’un départ en week-end anticipé de notre nounou, on avait la Demoiselle avec nous cet après-midi, et comme on n’avait pas envie de travailler, on est allé voir une expo photo avec elle : Alec Soth, au Jeu de Paume, sous les bons conseils d’une bonne (d)ame. Chouette ! J’avais un peu peur de m’ennuyer, comme ça m’arrive souvent avec les photographes contemporains, même s’ils sont chez Magnum. Et en fait, non, j’ai trouvé ça très intrigant. Comme une sorte de documentaire sans commentaires. Certains portraits m’ont touchée, d’autres images ont résonné en moi, comme un court poème figuratif. Bon arrêtons-là le jargon, j’ai bien aimé et voilà tout ! (une photo ici, pour la voir, souvenez-vous du prénom de la Demoiselle…)

Sinon, résonnent dans nos oreilles en ce moment : l’entraînant 3 At Last, dernier album de Sporto Kantès, Artificial Animals Riding On Neverland d’Aaron (oui, j’sais pas pourquoi, j’avais envie d’acheter ça depuis quelques temps), et puis la bande originale du film Ray (j’ai toujours bien aimé Ray Charles, et puis on a vu ce film récemment, j’avoue que je n’étais pas très tentée au début, et en fait, son histoire m’a touchée, je ne me doutais pas qu’elle fût aussi « sombre »…) Ah et puis aussi, les deux dernières chansons d’Arthur H, absolument géniales : Dancing with Madonna, et Mon nom est Kevin B entendue sur Nova (aha, les jours de grève sur France Inter, on laisse flâner nos oreilles ailleurs !) Me suis déjà précipitée pour acheter ce nouvel album, mais il n’est pas encore sorti… Et sinon, après avoir fini Beaufort de Ron Lechem (ce bouquin m’a foutu une claque, et même plusieurs, et m’a amenée à reconsidérer certains points de la question israélienne), je lis Plantes et chamanismes, retranscription d’une longue discussion entre Vincent Ravalec, Jeremy Narby et Jan Kounen. Un peu parce que ces histoires de drogues hallucinogènes m’intéressent (petite joueuse que je suis, je préfère lire que tout essayer !), parce que je voudrais faire le lien avec ce dont je discute parfois avec la Cadette, et enfin parce que j’ai lu deux autres bouquins de Narby et que le point de vue de ce gars m’intrigue et me questionne. Voilà, peut-être qu’après j’attaquerai un Philippe Claudel si j’en ai le courage, ou quelques BD que j’ai achetées et que je n’ai pas encore lues.

Mes petits farcis

Posted in Home Made with tags , , , , , , , , , , , on 23 mai 2008 by miliochka

Ouaouh, j’adore ça ! Sans aucun doute, les petits farcis font partie de mes plats préférés, de mon Top Five, ceux que j’emmènerais avec moi sur une île déserte (Comment ça, on n’emmène pas à manger sur une île déserte ? Que des bouquins ou des disques ? Vous voulez rire ?!) J’attendais seulement que ce soit la saison pour avoir les légumes de bonne qualité. Il m’a fallu du temps pour m’attaquer à cette recette, peur de ne pas réussir aussi bien que Mutti ou ceux que je mangeais petite dans le midi. Le plus important était de trouver un boucher qui fasse de la bonne farce, de la vraie farce fine et pas de la vulgaire chair à saucisse. Maintenant que c’est chose faite, juste en bas de chez moi d’ailleurs, je n’hésite plus. Ce soir donc, c’était l’ouverture de la saison des petits farcis, simplement pour mon Homme et moi…

Ingrédients pour 2 personnes (de bons mangeurs) :

  • Deux petites courgettes rondes, ou bien une longue
  • deux gros oignons
  • deux belles tomates qui sentent bon (ça se sent au niveau de l’attache du pédoncule)
  • un poivron rouge ou jaune
  • 300 à 350g de farce fine, c’est-à-dire de farce à base de viande de porc maigre et de viande de veau. Surtout pas de chair à saucisses, c’est dégueulasse… (c’est à mes yeux un sacrilège de préparer des petits farcis avec de la chair à saucisses, comme de mettre du fromage râpé dans le gratin dauphinois ou la quiche lorraine, ggrrrr) Mon boucher y rajoute un peu d’oignon, d’ail, de persil et la sale à peine.
  • huile d’olive, chapelure

On commence par peler les oignons, et les décalotter (aucune allusion graveleuse, merci…) Puis on les cuit dans de l’eau bouillante la tête en bas pendant dix à quinze minutes.

Pendant ce temps, on décalotte les courgettes et les tomates. On les vide de leur pulpe. Et là, très très important, on récupère toute cette pulpe de légumes ainsi que les chapeaux des oignons pour les hacher grossièrement et les mélanger avec la farce, c’est ce qui va lui donner du goût et la rendre moins sèche. Moi je mets aussi une ou deux cuillères à soupe d’huile d’olive. Ma mère rajoute aussi un œuf entier à ce mélange, moi je ne le fais pas (en fait, je ne vois pas la différence avec ou sans…)

Une fois que les oignons sont précuits, on essaye sans trop se brûler d’en enlever le cœur. L’idéal c’est de leur laisser trois couches de peau et de servir de la 4ème pour boucher le trou au fond. On dispose alors tous les légumes  dans un plat à gratin puis on les remplit avec la farce améliorée. On verse un peu d’huile d’olive sur chacun et on couvre avec de la chapelure.

Et hop, tout ce petit monde file au four, à 180°C (environ th5-6, ça dépend des fours) pendant une heure et demi. Plus c’est long et à faible température, et meilleur c’est. Pas de mystère avec la bonne cuisine, faut savoir prendre son temps. Moi je sers ça comme ça, en plat principal. Pas besoin de faire du riz avec (ah moins qu’on soit radin et qu’on fasse moins de légumes par personne…)

Alors j’avoue que ce soir, je ne sais pas pourquoi, ils n’étaient pas aussi bons que je l’aurai voulu, probablement parce que c’était les premiers de la saison. Il va falloir que je reprenne mon tour de main ! Peut-être aussi que ce n’est pas encore la meilleure saison pour les légumes, ils étaient un peu gorgés d’eau.. Pour l’occasion, mon Homme est allé nous acheter une bouteille de Buzet. Pas forcément été convaincue par ce vin, mais quand même, puisque je suis en train de finir mon verre en tapant ce post… Allez, je file, faut que je m’attaque à une énième déclaration de revenus pour les impôts.

L’heure de passer à la caisse

Posted in ?! with tags , , , , , on 20 mai 2008 by miliochka

Et hop, chaque année c’est la même chose, un marronnier comme on dit dans le jargon journalistique. Voilà venu le temps des déclarations pour les impôts ! Oh quelle belle procédure administrative, quel plaisir, quel enchantement que de remplir toutes ces cases aux dénominations si incongrues. Et je vous passe les détails, parce que dans mon cas, non seulement je me coltine plusieurs déclarations différentes avec une situation bien alambiquée (ah ben oui, vive les niches fiscales à la française et les procédures transfrontalières), mais en plus, parce que je suis douce et bonne, je vais m’occuper de celles de mon Homme, dont la situation n’est pas moins compliquée que la mienne. Ah aha, j’en rigole d’avance. Enfin, plus sérieusement, ça ne me dérange pas tant que ça. Parce qu’en fait, une fois qu’on s’est bien pris la tête pour comprendre la chose, c’est relativement simple, oui oui, surtout quand on possède, comme moi, le gène de l’assistante de direction ! Seul bémol, d’une année sur l’autre, l’administration s’amuse à changer deux ou trois règles ou modes de calcul, juste histoire de vérifier qu’on suit bien. Ben tiens ! La bonne nouvelle, c’est que je crois bien que cette année, c’est l’État qui va passer à la caisse, et pas moi…

Aujourd’hui, je ne sais par quel hasard, j’ai reçu un mail de quelqu’un m’invitant à découvrir sa dernière vidéo en ligne. Une belle surprise, un petit moment de bonheur. Cette vidéo et sa bande-son m’ont fait sourire. Alors je partage ça avec vous. C’est ici. (ouaip’, désolée, pas encore exploré la méthode pour poster une vidéo venant de DailyMotion…) Ça m’a rappelé mes belles années d’adolescence, où je traînais avec des skatteurs, où je passais du temps à les prendre en photo. J’en ai fait deux trois pas mal, d’ailleurs, mais j’ai la flemme de scanner les négatifs pour les poster ici. Et puis ça date…

Sinon, à l’occasion d’une interview avec un chercheur de l’Institut Pasteur, j’ai eu avec lui une longue discussion sur l’image de la recherche aujourd’hui en France, sur le travail des journalistes pour parler de tout ça, et sur le manque de vocations scientifiques de qualité dans notre pays. Ah tiens, tout d’un coup, j’ai un peu mieux compris pourquoi moi-même je ne m’étais pas dirigé vers une carrière de chercheuse… Même si parfois, je regrette un peu. Mais il y a tellement de sujets de recherche qui m’auraient passionnée. Ce gars de Pasteur a aussi attiré mon attention sur une chronique de Robert Solé dans Le Monde de ce week-end, chronique qui souligne à quel point, parfois, certains sujets de recherche sont d’une futilité déconcertante… Dans le même ordre d’idée, ces jours prochains se tiennent à Lille les deuxièmes Assises du Journalisme, où une table ronde est organisée sur le thème des relations entre les chercheurs et les journalistes. Ah, ça m’aurait bien intéressée d’y participer, ou au moins d’y assister. Mais manque de temps, ggrrr…

Pour le reste, ces derniers jours j’ai fait un petit reportage sur une cavalière de la Garde Républicaine. Oui oui, moi le petit rat de bureau, j’ai fait un reportage où il m’a fallu quitter mon bureau et passer de l’autre côté du périph’, ouaouh ! C’était chouette, ça m’a un peu aéré les neurones. Faudrait que je fasse plus souvent ce genre de choses, même si ça ne rapporte pas beaucoup.

Sinon, un copain de RFI est passé diner à l’improviste ce soir. J’ai fait un risotto aux asperges, sauf qu’elles étaient blanches (pas trouvé des vertes en vrac au marché ce matin), et que je n’avais plus de safran. Et merde. Sinon, aussi, il se peut qu’on aille à New York début septembre. Un projet intéressant, une proposition séduisante, mais ne vendons pas la peau de l’ours avant de… (Double spéciale dédicace à Mateo : j’ai parlé de toi avec notre pote de RFI et de ta passion pour l’antenne, lui aussi adore gérer le timing en direct. Et aussi parce que c’est grâce à toi que j’ai découvert l’existence de PS1, et que c’est là qu’un évenement artistique va se tenir début septembre auquel nous allons peut-être participer, modestement…)

Asperges des bois

Posted in Home Made with tags , , , , , , on 14 mai 2008 by miliochka

J’adore ça ! J’en mange en Lorraine chez mes grands-parents. Quand j’étais petite, on allait les ramasser nous mêmes au printemps dans les sous-bois de la Meuse, des paniers entiers ! Moi j’appelle ça des asperges des bois, mais on dit aussi aspergettes, ou pour les botanistes, l’ornithogale des Pyrénées : Ornithogalum pyrenaicum (je le précise bien que la botanique et moi, on soit fâché, rapport à un très mauvais souvenir d’examen en 4ème année à la fac…) Ce sont en réalité les toutes jeunes pousses d’une plante de la famille des Liliacées, plantes à bulbe donc, rien à voir avec les « vraies » asperges. Cela ne fait que deux ou trois ans que j’en trouve parfois sur le marché, mais c’est rare, et donc c’est un luxe. Allez, j’vous le dit : 5,35 euros la botte pour 2 personnes… Ben ouais, de temps en temps, faut savoir se faire plaisir !

Pour 4 personnes :

  • 2 bottes d’asperges des bois
  • un œuf bien frais
  • huile d’olive, vinaigre, arôme Maggi (facilement remplaçable par du Viandox ou au pire par de la sauce soja…), moutarde aux condiments ou simple moutarde de Dijon.
  • une botte de ciboulette

Couper 1 cm de la queue des asperges (le bout qui est un peu desséché) puis les faire cuire à la vapeur. Moi j’utilise un panier vapeur tout bête, en métal ou en bambou version chinoise, je ne sors pas la cocotte minute pour ça ! En général, je les cuis une dizaine de minutes (l’avantage avec le panier vapeur, c’est qu’on peut contrôler en cours de cuisson). Certains préfèrent la cuisson à l’eau bouillante, moi je trouve qu’après, elles rendent trop d’eau….

Je prépare à côté une mousseline, sorte de mayonnaise très aérée, dont je tiens la recette de ma grand-mère : d’abord séparer dans deux grands bols le blanc du jaune d’un œuf bien frais. Monter le blanc en neige avec une pincée de sel. D’autre part, toujours en utilisant un batteur électrique, mélanger le jaune avec deux cuillères à soupe de moutarde (idéalement une cuillère de moutarde aux condiments et une de moutarde forte). Puis tout en continuant à battre, ajouter progressivement de l’huile d’olive (ça donne plus de goût que de l’huile basique, mais certains trouvent ça trop fort…), environ une dizaine de cuillères à soupe. terminer avec une demi cuillère de vinaigre et une demi d’arôme Maggi pour adoucir un peu le goût. Puis ajouter la ciboulette ciselée. Dernière étape : incorporer délicatement le blanc en neige au reste de la mayonnaise. Et hop !

À signaler aussi sur ce blog, une recette de risotto écrevisses et asperges des bois (ornithogales)

Pour le reste… J’ai découvert dans Le Monde de ce week-end une incroyable histoire à propos de photos prises juste après le bombardement d’Hiroshima, qui auraient été retrouvées par un soldat américain et rendues publiques seulement maintenant. Images saisissantes, qui tenaient un tiers de la 3ème page. J’en parlais avec mon père. Lui se souvient, petit, d’être tombé sur un exemplaire de Paris Match, avec les images du champignon atomique. Magazine que ses parents avaient tenté de lui cacher mais sur lequel il a quand même posé ses yeux… Et puis j’apprends aujourd’hui, un peu par hasard, qu’il y a tromperie, supercherie ou cafouillage journalistique. Appelez-ça comme vous voulez. N’empèche, ça n’est pas la réalité. En fait, ces images auraient été prises après un tremblement d’un terre dans les années 20 à Tokyo. Rien à voir donc. La Hoover Foundation, qui a diffusé ces images de la collection Capp, tente de prouver sa bonne foi, mais s’enfonce dans des explications un peu louches. Quant au Monde, a-t’il fait correctement son boulot ? Aurait-il pu se rendre compte que ces photos n’étaient pas celles qu’on disait ? Je ne sais pas, je ne suis pas spécialiste. Mais en ces temps-ci de fausse-vraie mort de Pascal Sevran, il serait bon que la rigueur journalistique fasse un peu plus ses preuves. Ca l’a fout mal quand même toutes ces histoires…

Allez, retour au boulot, les semaines à venir s’annoncent très fournies !