Cry me a river ?

La première fois que j’ai aperçu ce machin, c’était il y a quelques mois. Il s’agit d’un néon en forme et aux couleurs de l’arc-en-ciel où sont inscrits les mots »Cry Me a River ». Il est situé sur un mur en haut d’un immeuble au début du boulevard Magenta, près de Répu. Comment mes yeux sont tombés là-dessus ? Me souviens pas, toujours est-il que je regarde très souvent en l’air quand je me balade, soit pour détecter les balcons et terrasses foisonnants, soit pour voir les graffs posés avec courage dans des endroits inaccessibles mais visibles de tous. Et là, je vois ce truc. Première réaction (stupide, mais je vous la livre quand même) : « ouaouh, un graffeur s’est payé un néon et réussi à le poser là, bravo ! » Mais je me suis quand même demandé pourquoi il avait choisi le titre d’une chanson de Justin Timberlake (ça va, hein, on a les références culturelles qu’on peut, et puis je sais, j’aurai dû réfléchir un peu loin que le bout de mon nez…) Alors j’en ai parlé à mon Homme, pour savoir ce qu’il en pensait, si lui aussi avait repéré le truc, s’il en connaissait l’histoire. Mais que dalle. Alors voilà, je continuais à contempler et apprécier le truc chaque fois que je passais devant. Mais je n’ai pas eu l’occasion de le voir éclairé de nuit.

Et puis, et puis, il y a quelques semaines, j’ai enfin compris ce que c’était, en lisant Beaux Arts Mag (j’suis abonnée, cadeau de noël de ma chère mère qui pense à ma culture générale, merci Mutti !) En fait, il s’agit d’une œuvre d’un artiste (ben oui, ça je m’en doutais mais qui ?) En fait, j’ai fait le lien parce que je lisais un truc sur un nouveau musée à New York, dont l’architecture me plait beaucoup, et qui porte un truc similaire sur sa façade. Il s’agit d’œuvres d’Ugo Rondinone, un artiste suisse. Et depuis, j’ai aussi appris que Cry me a river était un standard du jazz américain, repris par de très nombreux artistes dont Ella Fitzgerald. Eh ben ça alors, j’en ai appris des choses, me voilà un peu moins bête !

Alors, dans le même ordre d’idée, aujourd’hui, à la faveur d’un départ en week-end anticipé de notre nounou, on avait la Demoiselle avec nous cet après-midi, et comme on n’avait pas envie de travailler, on est allé voir une expo photo avec elle : Alec Soth, au Jeu de Paume, sous les bons conseils d’une bonne (d)ame. Chouette ! J’avais un peu peur de m’ennuyer, comme ça m’arrive souvent avec les photographes contemporains, même s’ils sont chez Magnum. Et en fait, non, j’ai trouvé ça très intrigant. Comme une sorte de documentaire sans commentaires. Certains portraits m’ont touchée, d’autres images ont résonné en moi, comme un court poème figuratif. Bon arrêtons-là le jargon, j’ai bien aimé et voilà tout ! (une photo ici, pour la voir, souvenez-vous du prénom de la Demoiselle…)

Sinon, résonnent dans nos oreilles en ce moment : l’entraînant 3 At Last, dernier album de Sporto Kantès, Artificial Animals Riding On Neverland d’Aaron (oui, j’sais pas pourquoi, j’avais envie d’acheter ça depuis quelques temps), et puis la bande originale du film Ray (j’ai toujours bien aimé Ray Charles, et puis on a vu ce film récemment, j’avoue que je n’étais pas très tentée au début, et en fait, son histoire m’a touchée, je ne me doutais pas qu’elle fût aussi « sombre »…) Ah et puis aussi, les deux dernières chansons d’Arthur H, absolument géniales : Dancing with Madonna, et Mon nom est Kevin B entendue sur Nova (aha, les jours de grève sur France Inter, on laisse flâner nos oreilles ailleurs !) Me suis déjà précipitée pour acheter ce nouvel album, mais il n’est pas encore sorti… Et sinon, après avoir fini Beaufort de Ron Lechem (ce bouquin m’a foutu une claque, et même plusieurs, et m’a amenée à reconsidérer certains points de la question israélienne), je lis Plantes et chamanismes, retranscription d’une longue discussion entre Vincent Ravalec, Jeremy Narby et Jan Kounen. Un peu parce que ces histoires de drogues hallucinogènes m’intéressent (petite joueuse que je suis, je préfère lire que tout essayer !), parce que je voudrais faire le lien avec ce dont je discute parfois avec la Cadette, et enfin parce que j’ai lu deux autres bouquins de Narby et que le point de vue de ce gars m’intrigue et me questionne. Voilà, peut-être qu’après j’attaquerai un Philippe Claudel si j’en ai le courage, ou quelques BD que j’ai achetées et que je n’ai pas encore lues.

Une Réponse to “Cry me a river ?”

  1. […] Rondodinone sur la façade du New Museum (comme un écho au Cry Me a River de l’avenue […]

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