Archive pour juillet, 2008

Vacances à Paris

Posted in ?! with tags , , , , , , , on 27 juillet 2008 by miliochka

Une semaine à Paris, au mois de juillet, sans enfant et sans trop de boulot… Autant dire qu’on en a largement profité ! Sortie quasiment tous les soirs, très bonnes bouffes et soirées entre copains, presque grasse mat’ le lendemain, quel bonheur ! Dînette sur la terrasse du Phare à Montmartre, virées en vélo le soir dans le Paris des touristes, partie de cartes endiablée sur la terrasse des Pigeons à Montreuil, dîner dans la cour d’un petit resto très chouette du 7e, soirée caipirinha avec quelques photographes, dîner dans l’appart-bateau de F. & I… Et aujourd’hui, pour couronner le tout, mon Homme a réussi à me motiver pour une chouette balade en vélo jusqu’au cœur de la forêt de Sevran en passant par le canal de l’Ourcq. Plus de 40 km, presque 2 heures sur le vélo, et un pique-nique dans l’herbe. Chouette, chouette, chouette !

Ah et quel bonheur ces appartements qui ont la chance d’avoir une terrasse, surtout quand celle-ci présente une vue et/ou une végétation incroyable pour Paris… Hum, ça fait envie.

Délicieuse tarte aux pêches

Posted in Home Made with tags , , , , , , , , , , on 22 juillet 2008 by miliochka

Finalement, pas eu le courage de me lancer dans la confection de la fameuse tarte aux fraises de Sophie, j’ai opté pour la certainement non moins délicieuse tarte aux pêches, dont j’ai découvert la recette l’année dernière, et qui, je l’espère, devrait régaler les docteurs lors de notre dînette de ce soir sur la terrasse du Phare du Montmartre…

Ingrédients pour 6-8 personnes (moule de 25 cm de diamètre) :

Pour la pâte :

  • 200g de farine
  • 100g de beurre en pommade
  • 40g de sucre en poudre
  • 1 oeuf entier
  • 1 grosse cuillère à soupe de crème fraîche
  • 3 à 5 cuillères à soupe de lait entier frais

Pour la garniture :

  • 5 à 6 pêches mélangées (blanches, jaunes et de vigne si possible)
  • 50g de sucre en poudre
  • 2 oeufs
  • 75g de beurre fondu
  • 50g de poudre d’amande
  • 1 cuillère à soupe de Maïzena
  • 2 à 3 cuillères à soupe de rhum
  • 1 gousse de vanille
  • 3 cuillères à soupe de pistache non salées hachées

Préparer la pâte en passant tous les ingrédients au mixeur, attention, ça va coller quelque peu ! Puis la placer au frigo pendant deux à trois heure avant de la travailler.

Pendant ce temps, préparer l’appareil en mélangeant au batteur le sucre en poudre, les oeufs, le beurre fondu, la poudre d’amande, la maïzena et le rhum, et l’intérieur de la gousse de vanille que l’on aura fendue et grattée. Réserver au frais.

Pocher les pêches deux minutes dans de l’eau bouillante pour les peler facilement. Préchauffez le four à 210°C (th7).

Étaler la pâte dans un moule préalablement beurré, si c’est trop difficile à faire avec un rouleau à pâtisserie (pâte trop molle ou qui colle, c’est le risque), le faire directement dans le moule avec les doigts ! Puis étaler l’appareil régulièrement. Enfoncer dedans les demi-pêches ou alors coupées en quartier. Saupoudrer avec les pistaches.

Cuire d’abord 10 minutes à 200°C puis 40 minutes à 165°C (th5).

Servir tiède ou froid. (Bon, moi j’avais pas de pistaches cette fois, alors j’ai fait avec des noisettes…)

Tentative d’épuisement…

Posted in Lu ; vu ; entendu... with tags , , , , , , , , , , , , , , , on 21 juillet 2008 by miliochka

… d’un glacier parisien, comme dirait l’autre !

Profitant de ce que, ces temps-ci, quelque fois, il ferait presque beau et chaud à Paris, j’ai relancé ma consommation de glaces. Et j’en ai même profité, avec l’aide de ma petite famille, pour visiter plusieurs maisons afin de faire des dégustations comparatives : Haagen Dazs place de la Contrescarpe un dimanche après-midi au son de l’accordéon (faut ce qui faut pour les touristes américains), Berthillon à la terrasse du Flore en l’Île un jeudi soir vers 23h30 et ce soir-même, Amorino dans le Marais. Si pour l’endroit je me laisse facilement tentée par la terrasse de l’île Saint Louis (mais gare au prix, 9 euros les deux boules tout de même !), il n’y a pas photo, les meilleures sont celles d’Amorino, et en plus, on ne paye pas au nombre de parfums mais à la taille du pot, et ça, c’est royal (au top donc pour le rapport qualité/prix). Franchement, Haagen Dazs, peuvent aller se rhabiller, eh ouais ! Pour compléter le tableau, il me faudrait faire un petit tour chez Ben & Jerry’s (hum, Chunky Monkey, parait qu’il y en a chez Miranda Oberkampf) et chez Nardone, sur les quai de Saône.

Sinon, ces temps-ci, j’ai eu de drôles de réaction par rapport à mon blog, des trucs inattendus. L’une très gentille, du site Zolimôme qui distribue des fringues et doudous de créateurs, et m’a proposé de mettre dans sa galerie quelques-unes de mes créations pour la Demoiselle (visible ici), d’autres très chouettes aussi, de la copine du Père Noël (ses créations sont ) et du copain du Goûter, mais aussi une plutôt négative, et là ça m’a vraiment surprise. C’est à la fin de ce post. Je ne m’attendais pas à quelque chose d’aussi vif, surtout de la part de quelqu’un qui me connait (et en plus, je ne savais même pas qu’elle me lisait !) Comme quoi, hein, les blogs, ça mène à tout ! Et d’ailleurs, en parlant de blogs, terminons sur une note positive, je suis tombée par hasard sur les Gourmandises de Sophie, et j’ai très très envie de tenter sa tarte aux fraises… À bon entendeur, bonsoir !

Le second

Posted in ?! with tags , , , , , , on 19 juillet 2008 by miliochka

Quand on a un enfant, passées les premières semaines où tout le monde vous félicite (mais de quoi, bon sang ?), la phrase qui revient le plus souvent par la suite est « Bon, alors, faut penser au second maintenant ! » Mais qu’est ce qu’il ont tous avec ça ? C’est quoi le problème, ils ont peur qu’ils n’y aient pas assez de travailleurs pour payer leur retraite ? C’est parce qu’ils ont hâte de vous voir partager leur galère d’en avoir eu deux trop vite ? La crainte de nous voir trop nous attacher au premier ?

Vraiment très étrange comme réaction… Moi je me suis toujours dit que je préférais attendre un peu, pour effectivement profiter pleinement des premières années de la Demoiselle, et puis techniquement, je ne me vois pas me balader avec des couches de tailles différentes, quatre biberons, deux lits parapluie, une poussette à marche-pied et tutti quanti. Pourtant, il semble qu’enchaîner le deuxième soit quelque chose de très courant, on en voit pas mal autour de nous en ce moment. Il y en a même qui ont pris le risque de n’opter pour aucune contraception après la naissance du premier ! De la folie pure je vous dis… Je me demande toujours ce qu’il y a dans la tête de ces jeunes femmes pour tout d’un coup foncer tête baissée dans la maternité à répétition. Peut-être que faire des enfants est le meilleur moyen qu’elles ont trouvé pour se réaliser. Histoire de couple un peu plan-plan ? Maigre vie sociale ? Boulot sans interêt ? Pas de hobby dévorant ? Ou alors ça remonte à quelque chose de leur propre petite enfance, comme un manque ? Bof, de la psychologie à la petite semaine tout ça…

En tout cas, je trouve que faire ce choix quand on habite Paris et qu’on a peu, voire pas, de famille pour vous filer un coup de main de temps en temps, c’est du sacerdoce, et moi je ne suis pas du tout chaude pour ça. Je leur tire mon chapeau à ces mamans-là, elles font preuve d’une sacré dose de courage et d’énergie. Perso, je refuse de n’être qu’une maman, même si ce n’est que pour quelques temps. Finalement, je me demande si ce n’est pas R. & N. qui ont « choisi » la meilleure option : ils viennent tout juste de nous annoncer la naissance de leurs jumelles outre-Manche. Alors là, chapeau ! À contrario, quand j’en vois certains hésiter à faire le second pour de simples raisons financières ou de confort personnel, ça m’inquiète. Fait-on un enfant uniquement parce qu’on en a les moyens ?

Paris by night

Posted in ?! with tags , , , , , , , on 18 juillet 2008 by miliochka

La Demoiselle ayant rejoint le soleil en compagnie de ses grands-parents, nous voilà, mon Homme et moi, seuls, comme au bon vieux temps ! Alors, ni une ni deux, on a repris nos bonnes vieilles habitudes d’amoureux, et enfourché nos vélos pour un tour dans Paris by night. Avec, bien sûr, une pause du côté de la terrasse de l’Île Saint Louis pour déguster une glace… Quelle classe quand même que de vivre dans cette ville-là !

Tiens, ça me rappelle une fameuse soirée sur la Croisette, où l’on avait mangé une glace et fait plein de photos…

Viens visiter mon salon suisse

Posted in Lu ; vu ; entendu... with tags , , , , , , , , on 12 juillet 2008 by miliochka

Aujourd’hui c’est samedi. Abandonnées de tous, il nous a fallu trouver un truc à faire la Demoiselle et moi. Alors que nous étions tranquillement en train de bouquiner après le p’tit dèj, encore en pyjama vautrées sur le canapé du salon, je suis tombé sur un article parlant d’une expo au Centre Culturel Suisse qui a attiré mon attention. Ni une ni deux, voilà donc une activité pour l’après-sieste !

John Armleder : Jacques Garcia. Je ne connais absolument pas le premier et me souvient vaguement avoir vu un docu à la télé sur le second, décorateur de son état, mais sans plus. L’article de Beaux-Arts expliquait que le peintre suisse Armleder s’est vu proposé une exposition au CCS, mais qu’il a préféré confier tout le boulot à Garcia. Intriguant… En effet, nous voilà plongé dans une salle à manger, un salon et une chambre entièrement conçus, décorés, et meublés par les soins de Mr Garcia, avec pour la quasi-totalité des objets provenant de sa propre collection. Il n’y a en fait qu’un seul tableau d’Armleder, choisi par Garcia, qui trône au-dessus d’une fausse cheminée. Je dois avouer que l’idée m’a bien plu, et le lieu encore plus. J’ai beaucoup aimé l’atmosphère qui s’en dégageait (même si pour rien au monde, je ne décorerais mon salon de la sorte !) Le plus drôle, c’est que la Demoiselle et moi on s’est tout de suite senti à l’aise, on s’est installé dans le salon (elle sur le fauteuil orange et moi sur le canapé couvert d’une -fausse ?- fourrure, face à la cheminée donc), feuilletant les bouquins, discutant avec la nana présente là pour accueillir les visiteurs et qui nous a expliqué la genèse du truc. Et en réalité, c’est ça le plus intéressant dans cette expo : vivre l’endroit, apprécier le lieu et non se contenter de regarder les œuvres comme dans un musée.

Ça m’a rappelé l’expo qui avait eu lieu à l’ouverture de la Maison Rouge il y a 4 ans déjà : L’intime, le collectionneur derrière la porte (voir ici). Le principe était de reconstituer une pièce telle quelle issue de domiciles de seize éminents collectionneurs (salon, grenier, chambre à coucher, WC, réserve…), permettant ainsi au visiteur d’en appréhender le quotidien, l’accumulation, le partie pris de ces collectionneurs. Très très chouette, cet angle de présentation de l’art m’a beaucoup plu. J’avais alors été fasciné par la dernière « pièce » de l’expo : une longue liste sur un bout de papier élimé, présentée sous une cloche en verre. Il s’agissait de la collection d’un amateur d’art préférant ne rien garder chez lui et tout prêter, ou presque, à des musées. La seule présence dans sa poche de cette liste dressant l’inventaire de sa collection suffisait à cet homme pour en jouir pleinement ! Mais la différence entre cette expo-là et celle de Armleder & Garcia, c’est que pour les seconds, on ne se contente pas de regarder derrière des barrières, on rentre véritablement dans la collection, on vit l’œuvre. Et d’après ce que j’ai compris du discours des deux artistes, on crée alors l’œuvre : « Si les artistes pensent que c’est le regardeur qui fait l’oeuvre, je pense, moi, que c’est le client qui fait le décor« , explique en effet Garcia.

Passion passée

Posted in ?! with tags , , , , , , , , , on 11 juillet 2008 by miliochka

Et merde, il est 1:30 du mat’ et impossible de trouver le sommeil. Ce genre de chose m’arrive de temps en temps, c’est rare mais quand ça survient, ce n’est pas à moitié. Pas la peine de lutter dans mon lit, je me suis relevée, préparée de quoi boire et fumer, et me voilà devant l’ordi à une heure indécente. Ça m’apprendra à somnoler tout l’après-midi devant la télé !

Reçu un drôle de coup de fil hier soir. Une petite heure de discussion avec M. alors qu’il vient d’arriver en France avec femme et enfant pour l’été. Cette fois-ci, on espère bien se voir. Car cela fait presque 14 ans. Il ne sait pas à quel point il est responsable d’une part de ce que je suis, de ce que j’ai été, de ce que je suis devenue. La jeune fille passionnée, torturée, blessée est devenue une femme amoureuse. Et ma façon d’aimer s’est certainement construite sur les fondations de cette si courte passion passée. Jusqu’au dernier jour de ma vie, je me souviendrai de que j’ai ressenti ce moment-là, dans un couloir de l’université de Colchester, nous attendions ses comparses pour entrer en répèt’. Accroupis, adossés contre une porte, nous avons compris qu’il se passait un truc. Puis deux jours plus tard lorsqu’à l’aéroport il m’a ordonné « Pars ! Mais pars bordel ! » et que j’ai décidé de rester quatre jours de plus. Pendant la dizaine d’années qui a suivi, combien de lettres comme autant de bouteilles à la mer, combien de coups de fil sans oser prononcer un mot, et surtout, combien de rêves hantés, combien d’histoires d’amour malmenées, combien de fois où j’ai failli relire Ada ou l’ardeur de Nabokov…

Mes lectures, quelques-uns de mes goûts musicaux, mon plaisir à croquer la pomme, ma façon d’embrasser, mon inclination pour les post-liminaires, la goûte de vinaigre sur les tomates-mozzarelle… Il a profondément marqué les fondations de la personne que je suis aujourd’hui, debout sur mes deux pieds et heureuse de l’être ! Sauf qu’en réalité, ce n’est pas tant lui que le souvenir que je me suis fabriqué. J’avais pensé à ça en voyant Solaris de Steven Soderbergh : qui sont vraiment les personnes que nous aimons, elles vraiment ou plutôt l’image que l’on se construit d’elles, ce qu’on croit savoir d’elles, ce qu’on s’imagine, ce qu’on se plait à croire ? Et la question est d’autant plus fondamentale lorsqu’il s’agit d’une passion. De fait, ce n’est donc pas lui le responsable mais bien moi, à la façon dont j’ai d’abord souffert puis appris à vivre avec l’image que je me suis construite de lui. Et puis, il avait raison à l’époque, en me disant qu’il valait mieux pour moi vivre certaines expériences avec des garçons de mon âge plutôt qu’avec lui, et qu’un jour sûrement, on se recroiserait, chacun au bras de notre amoureux/se, avec des enfants, et alors on parlerait musique, bouquins etc… Mais lorsqu’il disait ça, y croyait-il vraiment ou tentait-il seulement de rendre la pilule moins amère ? Et en l’écoutant hier soir au téléphone, je réalisais à quel point son caractère m’est finalement étranger, m’interrogeant sur ce que nous serions devenus tous les deux si nous nous étions accordé plus de temps. Et puis que serais-je devenue si je n’avais pas (ré)appris à aimer sereinement avec mon Homme aujourd’hui ?

Est-ce que penser à tout ça fait partie de la fameuse crise des 30 ans sur laquelle une bonne (d)ame a attiré mon attention dernièrement, et dont je discutais cet après-midi même avec Julo ? Lorsqu’on a 15 ans, les années paraissent des décennies, en une semaine votre vie bascule, chaque matin est la promesse de nouvelles émotions fortes, on fait des plans sur la comète, on s’invente un futur différent chaque jour. Et voilà que le temps a passé, certains vœux sont exaucés, quelques ambitions réalisées, une certaine forme de bonheur trouvé. Oui mais, et après ?! Il semble que dans cette questions réside donc ce qu’il entendu d’appeler la crise de la trentaine. Dites 33, et tout se passera bien… Peut-être aussi que de revoir SdC passé à la maison comme ça à l’improviste m’a rappelé mes années d’ado à Lyon.

Et ce soir dans mes oreilles, le dernier NERD, spéciale dédicace à P* dont le second s’est finalement décidé à arriver ce matin du 10 juillet… Non, je n’allais quand même écouter Macéo Parker en écrivant ces quelques lignes sur M., ça aurait été too much !