Méditerranée

Ah les plaisirs de vacances, le luxe d’une maison au bord de la mer et de savoir en profiter, le bonheur de vivre des purs moments de plénitude. Et je peux dire merci à mon Homme, Grand Organisateur devant l’éternel, car il a eu la bonne idée de nous concocter deux très jolis moments…

D’abord il y a eu un pique-nique le soir au pied de l’Île d’Or, à bord du Paresseux, notre chouette petit pointu. On avait pris tout le nécessaire pour un pique-nique digne de ce nom : champagne bien sûr, tapenade, pâté de sanglier (surtout pas de grandes-oreilles sur un bateau, tradition maritime oblige, les crétins restent à terre !), cornichons, beurre, jambon de parme coupé ultra fin, fromage aussi évidemment, et deux parts de fiadone (gâteau corse au brocciu et au citron dont j’ai tenté plusieurs recettes cet été). On est parti vers 18h30, arrivés là-bas on s’est baigné dans une eau calme, il n’y avait quasiment plus aucun bateau autour de nous. Puis on a fait sauté le bouchon de champagne et on a savouré le moment ! Vers 20h, on a vu les gens de l’Île d’Or, habillés qui en robe qui en chemise, avec leur grosse bouteille de gaz vide, rejoindre la terre grâce à un minuscule bateau, certainement pour aller diner au restaurant. Nous nous sommes salués cordialement. Le soleil est tombé assez vite, mais on n’avait pas envie de partir, prolonger ce moment au maximum…

Alors la lune, pleine, grosse, rousse, s’est levée juste de l’autre côté du Dramont, c’était magnifique. À ce moment-là, on a vu arriver un gigantesque deux mâts moderne, qui a mouillé un peu au large de l’Île. Tout éclairé dans ses barres de flèches et avec des spots qui éclairaient l’eau par en dessous tout autour de lui, absolument fantomatique ! Alors au moment de partir (il était temps, on ne voyait quasiment plus rien !), on est allé faire le tour de ce bateau : Parsifal III, des chantiers italiens Perini Navi (bateau disponible à la location ici, mais à quel tarif ?!) Le mât du Paresseux n’arrivait même pas au niveau du pont ! Au bout d’un moment, on a vu sortir un couple sur le pont arrière, lui gros ventre et cheveux blancs, elle gros seins et cheveux blonds, semblant seuls à bord. On les a salués, je n’ai pas l’impression qu’ils nous aient répondu… À chacun sa vision du pique nique en amoureux au pied de l’Île d’Or ! On est rentré sur une mer d’huile, éclairé par la pleine lune, on a même réveillé un ban de goélands qui commençait sa nuit au large de la plage de Boulouris et qui s’est envolé sous notre nez au dernier moment, enfin, un très beau moment en amoureux que nous ne sommes pas prêts d’oublier (et franchement, on n’aurait pas pu trouver meilleur soir pour faire ça, toutes les conditions idéales étaient réunies, c’en était presque surréaliste !)

Et puis quelques jours plus tard, là aussi sur l’initiative de mon Homme, nous sommes partis deux jours en mini croisière sur Sœur Anne, plus gros bateau mais non moins chouette, avec le Capitaine mon Oncle, sa femme et ma Nièce. Direction les îles de Lerins, histoire de faire découvrir à mon Homme les charmes d’une nuit au mouillage. Ça lui a beaucoup plu ! En arrivant nous sommes allés nous baigner à la plage dite des œufs de pigeons (de superbes tous petits galets façonnés par la mer) ; le lendemain à midi nous avons convié tout l’équipage à déjeuner à la Tonnelle, le restaurant des moines sur l’île St Honorat que nous avions découvert en avril dernier (cf ça). Je crois que tout le monde a apprécié ! Et puis nous sommes rentrés vers notre port d’attache avec bon vent, je dirais 30 nœuds établis, sud ouest c’est-à-dire presque plein pif, et une mer bien formée. On va dire que ça a été un peu sportif, et que malgré un ris dans la grand voile et une partie du génois roulé, je sentais bien que mon Capitaine était inquiet : bateau encore un peu surtoilé, équipage peu aguerri, ma Nièce et moi trempées, planquées derrière la capote de la descente, calées pour ne pas glisser, et la femme du Capitaine au fond du bateau sur sa couchette… Et pendant ce temps, mon Homme, qui pensait totalement inutile de mettre un ciré, se prenait dans la figure des paquets de mer pour son plus grand bonheur. Heu-reux qu’il était de faire enfin de la voile, de la vraie !

(Ça n’empêche, il aura droit cet hiver à quelques cours de nœuds sur taquet et de manœuvres au winch…) Moi, j’ai eu un peu peur, l’estomac un peu mal en point, et je dois dire que je me suis vraiment demandé ce que je foutais là… Pas mécontente que tout ça ait pris fin vers 18h30 ! Drôle d’esprit humain qui systématiquement oubli le plus désagréable et douloureux pour ne retenir que le plus joli…

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