Fin de saison

Pour profiter pleinement d’une de nos dernières soirées au bord de la mer, mon Homme, toujours lui, a eu la bonne idée de me convier à un apéro à l’Île d’Or, en Paresseux bien sûr. Un apéro Pimm’s seulement, car la pleine lune n’est plus là pour nous raccompagner après diner… Nous sommes donc partis tout guilleret vers notre mouillage préféré. Nous nous sommes bien sûr baigné (et là, bam, j’ai plongé dans l’eau avec mes lunettes dans les cheveux, une paire de solaire correctrice, et une paire perdue, une !) C’était chouette une fois de plus, on a savouré le moment. Puis comme le soleil baissait sur l’horizon, on a levé l’ancre direction l’anse de salière où se trouve notre mouillage. On démarre, on part, tout va bien, et quelques minutes plus tard, re-bam, le coup de la panne ! Et pour de vrai en plus ! Impossible de faire repartir le moteur, on a remit un peu de gasoil, tenté un réamorçage (j’apprendrais plus tard que ce genre de moteur, bien que diesel, est fait pour ne pas se désamorcer !) mais en vain, le moteur reppartait et s’étouffait quelques secondes plus tard. Rien à faire, il semble qu’un des deux cylindres montre des signes de paresse justement…

Rentrer à la rame ? Trop loin et puis ce genre de bateau n’est pas fait pour avancer à la rame ! Alors on a misé sur la solidarité maritime, oui oui, la fameuse, elle existe bien : j’ai agité les deux bras en direction d’un petit hors-bord rouge qui passait entre nous et la côte, et il est tout de suite venu à notre rencontre. Ainsi, le capitaine de Joli Coeur a accepté de nous remorquer jusqu’à la plage de la salière. Heureusement qu’on les a croisé ceux-là, et qu’il faisait encore jour (car en plus, mon Homme avait choisi ce soir-là pour partir sans son portable, pour une fois…) Autant vous dire que le Paresseux n’a jamais été aussi vite ! Une bien drôle de manière de finir notre dernière virée avec lui. À croire qu’il ne voulait pas se séparer de nous. Oui, parfois, les objets ont une âme…

(Les plus fins observateurs remarqueront sur la photo que j’arbore fièrement une nouvelle couleur de vernis à ongles sur mes orteils par rapport au début de saison…)

Pour finir en beauté aussi, nous avions convié mes parents et leur chère amie la Comtesse de Métaitéou à une petite virée dans l’arrière pays un soir, nous sommes allés jusqu’à Seillans pour diner au restaurant de l’Hôtel des Deux Rocs. C’est un endroit que nous apprécions particulièrement mon Homme et moi, et dans lequel nous nous rendons régulièrement depuis plusieurs étés. Une terrasse de village autour d’une vieille fontaine et protégée par la ramure de deux très vieux platanes, une vieille porte de village sarrasine, une cuisine absolument délicieuse et qui plus est, des hôtes très sympathiques. Tout le monde, je crois, a apprécié la soirée, pour une fois que nous avons réussi à sortir mes parents de leur paradis marin…

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