Archive pour septembre, 2008

Juste, le mot

Posted in Lu ; vu ; entendu... with tags , , , , , , , on 26 septembre 2008 by miliochka

Des dizaines de milliers de bébés malades, hospitalisés, et des morts déjà. À cause d’un lait infantile frelaté vendu en Chine. De quoi faire trembler tous les importateurs de produits alimentaires chinois (et aussi les mamans). Mais est-ce une raison pour raconter n’importe quoi ? Non ! J’ai honte parfois des conneries que disent les journalistes (oui, oui, moi aussi parfois je dis des conneries…)

La première fois que j’ai entendu parler de cette histoire, c’était à la radio, j’écoutais d’une oreille distraite, et apprenais que de la méla-quelquechose avait été rajoutée dans le lait pour en augmenter artificiellement la teneur en protéines. Ma réaction : « pourquoi rajouter un pigment dans du lait ? » et je suis passé à autre chose. Mais comme on nous rabat les oreilles tous les jours avec cette histoire, j’ai un peu creusé le truc. Et là je dis, attention, mélaNine et mélaMine, ce n’est pas du tout la même chose ! On court après la première, sécrétée par certaines cellules de notre peau (les mélanocytes), en s’exhibant au moindre rayon de soleil. Alors que la seconde, une résine synthétique dérivée de l’urée, effectue un retour en force dans les magasins de déco (une connerie ces plats d’ailleurs, ils passent même pas au micro-ondes…) Et voilà, une seule petite lettre de différence, et bon nombre de journalistes se prennent les pieds dans le tapis. Si les rédactions employaient plus de correcteurs, ce genre de conneries ne passerait pas (et là, j’en profite pour saluer les correcteurs du Monde qui font un véritable boulot de fond et alimentent un blog passionnant ; et pour ceux qui veulent en savoir plus, c’est ici, un blog scientifique découvert grâce au précédent).

Sinon, dans un registre plus léger : il ne faut pas confondre balade avec ballade. Avec un seul L, vous vous promenez dans les bois, avec deux vous versez dans la poésie et la chanson romantique. C’est ainsi qu’en légendant les photos de mon Homme à New York, on s’est demandé si notre périple était plutôt du genre balade ou ballade…

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Une verrine italienne

Posted in Home Made with tags , , , , , , , on 25 septembre 2008 by miliochka

Vous l’aurez sans doute remarqué, en matière de bouffe, la mode est à la verrine (enfin, LE truc de la rentrée, c’est surtout le bento japonais, very hype, isn’t it ?) Bon, moi quand je fais une recette, je m’intéresse plus au contenu qu’au contenant, mais pourquoi pas… Alors sous l’impulsion des copains, qui nous ont conviés ce soir à un « dîner-verrines » (on sera 7 et chacun d’entre nous viendra avec sa propre composition), je me suis donc lancée dedans ! On m’a demandé du sucré… Au départ, j’étais parti sur un tiramisu aux fruits rouges, après j’ai bifurqué sur des mousses au chocolat noir, blanc et au lait, et puis finalement, comme j’avais envie d’utiliser de la gélatine (si rare dans ma cuisine), j’ai improvisé autour d’une panna cotta ! Alors voilà, ça donne une verrine italienne, sur laquelle, au dernier moment, je saupoudrerai quelques speculoos.

Au rez-de-chaussé, on trouve une compote pommes-rhubarbe que j’ai rendu un peu plus verte que nature grâce à du sucre coloré que F. (l’amie des éléphants) m’a ramenée une fois d’Autriche, au premier une traditionnelle panna cotta (crème fleurette dans laquelle j’ai fait infuser une gousse de vanille) et au dernier étage, un coulis de fraises-framboises allongé avec un peu de jus de pomme. Le tout évidemment tient grâce à la magie de la gélatine donc (tout ça pour dire que, comme il faut respecter les 4 heures de frigo pour que cela prenne à chaque fois, ça m’a donc pris deux jours de préparation !) On goûtera ça ce soir !

PS : mon Homme, qui fréquente très très, mais vraiment très rarement les fourneaux, avait dans l’idée de faire une mini-verrine contenant une huître et deux gouttes de citron pour chaque convive, mais voilà, il travaille beaucoup trop en ce moment pour avoir le temps d’acheter des huîtres, et en plus, on ne sait pas les ouvrir !

rePS : au fait, je ne mets pas ici la recette de cette verrine sucrée car j’ai tout improvisé ! Mais s’il y en a que ça dit de tenter l’expérience, je veux bien envoyer deux ou trois indications par mail…

Et sinon, ce matin j’ai repris le yoga. Ah quel plaisir ! C’est avant tout, en tout cas pour moi, un travail de respiration. Sentir tous les muscles, toutes les parties de son corps qui participent à la bonne circulation de l’air dans toutes les ramifications des poumons. Ca n’empêche, j’ai bien réussi à me réveiller quelques méchants points douloureux par-ci par-là (notamment du milieu du dos à droite, et des cervicales à gauche). Étonnant, parfois ça fait mal à des endroits que l’on n’avait jusqu’à présent jamais ressenti ! Et la prof, avec sa douce voix, de conseiller :  » Accueillez les sensations dans votre corps, laissez les venir et repartir sans vous concentrer dessus. Et si ça fait mal, alors respirez à cet endroit-là  » Hein ?!?

Tétris humain

Posted in Lu ; vu ; entendu... with tags , , , , , on 22 septembre 2008 by miliochka

Parait qu’il y a déjà eu plus de 7 millions de clic sur YouTube pour voir ça, moi il m’aura fallu l’excellent site de Dame Souris (qui œuvre, je vous le rappelle, au Musée de l’appareil photographique à Vevey en Suisse…) pour découvrir ça :

Et là, je n’ai qu’un, ou plutôt deux mots à dire : bravo et merci ! J’en ai rêvé, Guillaume Reymond l’a fait (et bien d’autres choses aussi, dont une série très réussie de Transformers en véhicules utilitaires à découvrir notamment ici). J’aime tout particulièrement la musique réinterpétrée ! Ahh Tétris… Ah quand une version humaine des stupides lagomorphes ?

Palace !

Posted in ?!, Working... with tags , , , , , , , on 19 septembre 2008 by miliochka

Hier, j’avais un rendez-vous dans le lobby de l’hôtel Crillon, place de la Concorde à Paris ; ce soir je me trouve dans une chambre de l’hôtel Hilton à Évian-les-Bains, avec vue sur le lac Léman. Excusez du peu !

J’ai toujours cru que je n’étais pas sensible à ce genre de luxe (moi, je me contente facilement d’un petit hôtel de charme deux étoiles). Eh ben finalement, je dois avouer que c’est plutôt agréable ! Le service impeccable, la déférence avec laquelle on répond à toutes vos demandes. Ouaouh, pas mal ! Le risque, c’est que j’aime vraiment ça, que j’y prenne goût… Enfin, non, ça ne risque pas, car je n’ai ni les moyens ni l’envie de me payer de tels services. Mais quand d’autres payent pour moi, alors pourquoi pas. Je reconnais que c’est très agréable !

Et j’ai même dégusté un filet de perche ce soir (la question est : est-ce une perche du Léman ou bien de Lituanie ?) avec un verre de blanc et un verre de rouge. J’en ai le hoquet au moment même où j’écris ça d’ailleurs.

Bon, faut pas oublier que je suis là pour le boulot (la question est : le modèle des Breast Unit est-il applicable en France ?), mais si j’avais eu un peu plus de temps, j’aurais pris un bateau pour rejoindre la Suisse, de l’autre côté du lac, et j’aurai bu un jus de pomme suisse avec les P’H !

PS : ce qui est con, c’est que je n’ai pas pensé à prendre à mon appareil photo, sinon j’aurais publié une image de la piscine, sur laquelle donne la terrasse de ma chambre. J’aurais bien fait un petit plongeon, là…

Big Little Girl

Posted in ?! with tags , , , , , , , , , , on 17 septembre 2008 by miliochka

Elle n’est déjà plus un bébé, la Demoiselle est devenue une grande petite fille.

Quand j’étais petite, moi, je me demandais toujours pourquoi les adultes parlaient des enfants comme d’une espèce différente, quelquechose d’inconnu, d’étranger, de mal compris, comme si eux n’avaient jamais été enfant. Maintenant que je ne le suis plus, je comprends. Le cerveau humain oublie et (re)découvre ça quand il devient à son tour géniteur d’une nouvelle génération. J’ai toujours cru être proche des enfants, mais il est sûr que maintenant que je suis mère, je le suis bien plus intimement, physiquement. Voilà l’anecdote : retour de NY, dans les couloirs de Roissy pour retrouver nos bagages, nous voilà en haut d’un escalator, deux ou trois personnes devant nous. Ça n’avance pas, il se passe quelquechose, j’entends des pleurs d’enfant. Je jette un coup d’œil et découvre une petite fille black, je dirais 4 ou 5 ans, vêtue d’un magnifique boubou ; elle est tombée à terre, les jambes emmenées par l’escalator alors qu’elle essaye de se retenir sur le sol, et elle hurle de peur. Les deux adultes qui sont là la regardent sans réagir. Moi ça n’a pas un fait plis, sans même réfléchir, je les ai bousculés pour récupérer la gamine, la prendre dans mes bras et descendre avec elle l’escalator. Sa peur face à cette machine probablement inconnue, sa soudaine solitude (aucun adulte pour l’accompagner ?! Je n’ai vu personne à part un gamin un peu plus grand qu’elle, probablement son frère), ça m’a prit aux tripes. Et depuis, je me remémore souvent la scène, me demande bien ce qu’elle est devenue cette petit fille…

Quand j’étais petite, moi, je me suis promis que je n’habillerai pas mes propres enfants avec les mêmes habits que moi. Je ne sais pas vraiment pour quelle raison d’ailleurs. N’empèche qu’aujourd’hui, ma fille porte les mêmes salopettes Osh Kosh (qui bientôt n’existeront plus d’ailleurs, la marque ayant été rachetée par des Suèdois parait-il…) et chaussures anglaises Start Rite que je portais il y a 30 ans, et comble de la bourgitude, des vêtements de la marque Bonpoint de temps en temps. Pour le plus grand plaisir de ma mère d’ailleurs ! N’y voyez là aucun mimétisme ni tentative de reproduction d’un schéma éducatif. Ou alors si, mais finalement, pourquoi pas ? Je trouve que ça lui va assez bien, et j’assume. Et même aujourd’hui, elle portait la magnique paire de saddle shoes que j’ai finalement réussi à me procurer grâce à une charmante boutique new-yorkaise. C’était chouette !

Et dans le désordre, en ce moment je lis Élégie pour un Américain de Siri Hustvedt, j’ai vu La Belle Personne de Christophe Honoré, et j’ai eu un contact très prometteur avec un grand éditeur…

Allez, je file prendre un bain, il n’y a pas de raison de perdre les bonnes habitudes. Car dans mon bain, je pense

NYC FlashBack

Posted in Lu ; vu ; entendu... with tags , , , , , , , , , on 9 septembre 2008 by miliochka

Rentrés depuis quelques jours à peine de l’autre côté de l’atlantique, et tout s’est furieusement accéléré… D’abord on a retrouvé la Demoiselle avec un immense plaisir, que de progrès elle aura fait pendant cet été, oh bel été. Je ne livrerai pas ici une chronique de notre séjour dans la belle ville de New York sur Hudson, trop long, fastidieux et certainement ennuyeux. Juste quelques impressions, quelques coups de cœur et clins d’oeil.

Les sens sollicités en permanence : avant tout de la lumière de cette ville, toujours très particulière à cause des effets de réflexion des immenses surfaces vitrées des buildings ; puis les sons, la ville de NYC offre une ambiance sonore à nulle autre pareille, à cause des sirènes typiques des pompiers et des policiers d’abord mais aussi à cause une fois de plus de la réverbération des bâtiments et de la largeur des avenues ; les odeurs aussi, car si la bouffe américaine est pour l’essentiel totalement insipide, les odeurs de la rue sont elles multiples et très fortes, avec une dominante quant à l’odeur de viande et de gras cramé des vendeurs ambulants (pour moi, c’est une odeur cancéreuse…) Quant au ressenti de la peau, il est moite à cause de la chaleur et du taux d’humidité à la fin de l’été, et chair de poule à la fois, à cause de l’usage outrancier qui est fait de la climatisation dans le métro, les magasins, les resto, partout !

Je n’oublierai pas le Shake Sack et ses excellents hamburgers (de quoi accepter de faire la queue pendant près d’une heure et demie, et ce à deux reprises), la séance de manicure/pédicure à une heure indécente (oui, il fallait bien ça, m’offrir une pédicure à New York faisait partie d’un de mes fantasmes !). Je n’oublierai pas les verres que nous avons bu à la lumière d’une fin d’après-midi, sur une terrasse au 20ème étage face à la Chrysler Tower, et tous les jardins communautaires que nous avons découvert dans East Village, comme autant de petits paradis verts au milieu de la Grande Ville (et en particulier le 6bc Garden). Bientôt tout ceci sera détaillé dans la page de mes bonnes adresses à New York. On a aussi vu beaucoup plus de vélos que la dernière fois, et notamment beaucoup de single speed, il y a même des pistes cyclables à New York maintenant ! Et pour ceux que ça intéresse, une petite vidéo ici

Je n’oublierai pas non plus les expos que nous avons vues, les belles choses découvertes et d’autres plus déconcertantes.

Jeff Koons sur le toit du Met’

Louise Bourgeois au Guggenheim

Ugo Rondinone sur la façade du New Museum

(comme un écho au Cry Me a River de l’avenue Magenta…)

Jamais deux sans trois, j’espère bien que je retournerai encore une 4ème, 5ème… fois à New York. Pour le reste, pour en voir plus, il faudra attendre que j’ai le temps de faire un petit diaporama et que je le mette en ligne.Et dans un tout autre registre, j’aurais profité de ce voyage, d’une longue translation en avion, pour visionner le film de Philippe Claudel, Il y a longtemps que je t’aime, l’histoire de deux soeurs, l’histoire d’une mère, tout ça m’a beaucoup touchée, tant par sa pudeur et sa simplicité, que par la force des sentiments que cela a suscité en moi, ouaouh, quelle baffe ! Le même genre de sentiments que lorsque j’ai lu son Rapport de Brodeck.

Bonne rentrée à tous !