Archives de octobre, 2008

On parle de moi en Romandie

Posted in Lu ; vu ; entendu... with tags , , , , , , , on 24 octobre 2008 by miliochka

Tout blogeur, enfin je l’imagine, fréquente assidument la page statistiques de son tableau de bord. Selon les plateformes d’hébergement, on y trouve des infos très très utiles, et parfois surprenantes (de quoi pister un peu les lecteurs, enfin vous quoi…) Ainsi, grâce à la rubrique des liens entrants de mes stats, j’ai découvert un truc incroyable : on a parlé de moi, enfin de mon blog, et l’on m’a même citée à l’antenne aujourd’hui même de la première chaîne de la Radio Suisse Romande ! Ouais, top la classe, hein ?! Mes 3 minutes de célébrité en Romandie (spéciale dédicace à (d)ame souris et la P’H family…)

Dans le cadre de l’émission scientifique quotidienne Impatience, de 17h à 18h, un certain Enro tient une chronique sur les blogs scientifiques, et aujourd’hui il a relaté la fameuse histoire de la mélamine/mélanine dans le lait infantile chinois. Sujet que j’ai traité ici le 26 septembre après la lecture du blog Autour des Sciences et de Langue sauce piquante, celui des correcteurs du Monde, que j’ai d’ailleurs découvert grâce au non moins excellent Kecebolaphotographie ! Pour les plus curieux, on peut écouter cette chronique ici (faut aller jusqu’au bout, patience !)

J’vous dis pas comme j’étais fière de l’entendre terminer sa chronique en me citant dans le texte. Encore mieux que le jour où j’ai témoigné en direct dans Service Public, l’émission d’Isabelle Giordano sur France Inter (pour m’indiginier contre les gens qui aiment les baguettes pas cuites ;-) Héhé !

Alors voilà, j’ai mesuré aujourd’hui que l’une des puissances d’un blog, ce sont ses mots clés, ses tags et surtout ses liens avec l’extérieur (vives les pings !) Et pourtant, j’en suis encore à la préhistoire de l’utilisation d’Internet !

Small happiness

Posted in ?! with tags , , , , , , , on 21 octobre 2008 by miliochka

Il est parfois des petits riens qui vous redonnent le sourire, même si auparavant il n’y avait pas de quoi pleurer.

Comme un délicieux dîner entre amis où l’on ne voit pas le temps passer et où l’on apprend à connaître de nouvelles et chouettes personnes  (un volcan d’idées !) ; comme les messages pudiques mais chaleureux de ceux que l’on sait proche même si le quotidien ne nous permet pas d’expérimenter cette proximité (ah, mes chères (d)ames !) ; comme une conversation intime improvisée avec quelqu’un qu’on ne connait pourtant presque pas (coeur de carotte ou d’artichaut ?) ; comme les facéties d’une petite fille qui apprend chaque jour de nouveaux mots et se passionne depuis trois semaines pour un seul et même livre (La Maison de Lulu, spéciale dédicace à Dame Souris…) ; comme la perspective de partir avec 8 copains passer le Nouvel An au bout du bout du Cotentin (où le ciel et la mer s’imposent à vous) ; comme une recette improvisée à la dernière minute et qui s’avère délicieuse (filets de rouget à la crème safranée) ; comme les tendresses de mon Homme (« ah, toi, tu sais, toi… ») ;  comme un projet qui tout d’un coup connait un nouvel élan (écrire pour les enfants ?) ; comme la perspective de partir dans 5 jours en famille dans le Sud (manger des huîtres chez Brun & Astoux ?) ; comme le plaisir de redécouvrir de vieilles photos de famille (ma grand-mère maternelle, au centre, vers 1920 en Argentine).

Voilà, ce n’est pas toujours facile de vivre le quotidien, mais on galère tous avec ce défi-là.

PS. : si seulement on pouvait être sûr que quelques photos de nos enfants, ou de nous même, pouvaient durer, nous survivre, et être un jour vues par une génération future…

Dans les chaussettes

Posted in ?! with tags , , , , , , , , on 13 octobre 2008 by miliochka

Est-ce l’incroyable volatilité des marchés boursiers de ces derniers jours (le CAC 40 a perdu plus de 22 % la semaine dernière pour regagner 11 % aujourd’hui, soit la plus forte hausse journalière de son histoire) ?

Est-ce parce que le soleil repointe son nez ces jours-ci et que cela me rappelle qu’il n’y a pas si longtemps, c’était l’été et que nous voguions sur le Paresseux ?

Est-ce parce que je croule sous le boulot et les nouvelles propositions, mais que ça ne m’enchante guère ?

Est-ce parce que la Demoiselle est en pleine crise de  » nan, nan, j’veux rien manger, nan  » ?

Est-ce parce que les appart’ que je visite me démoralisent par leur prix et leur inadéquation avec nos envies ?

Est-ce le décès foudroyant du fragile Guillaume Depardieu ?

Ou tout simplement parce que les jours diminuent peu à peu (le pire est à venir avec le dernier dimanche d’octobre) ?

Toujours est-il qu’aujourd’hui, j’ai le moral dans les chaussettes et que je ne sais pas vraiment pourquoi… Ou plutôt si, mais que je ne sais pas comment y remédier. Voilà, je me fous trop la pression, trop de dossiers à gérer en même temps, le boulot et le perso, et comme d’hab’, j’ai peur de ne pas y arriver.

Alors je suis irascible, je prends la mouche pour un rien, éclatant en cris et sanglots après un trait d’humour de mon Homme que j’ai pris au pied de la lettre. Et je traine des pieds pour entamer certaines piges, dont un dossier de 20 feuillets mal payés sur l’oncogériatrie – top éclate ! -, je m’endors à 21h devant un match de foot et me réveille 2 heures plus tard pour me taper une nuit d’insomnie. Arrggl, ça va pas… Probablement que la rentrée s’était trop bien déroulée et que voilà le contrecoup. Allez, ça t’apprendra à crier ton bonheur sur tous les toits !

Four fingers

Posted in Lu ; vu ; entendu... with tags , , , , , , , on 7 octobre 2008 by miliochka

Je reçois aujourd’hui une invitation pour le vernissage de la prochaine expo de la galerie Cosmos intitulée Four fingers in Iraq, des photos de J.B Russell. Et cela commence par cette phrase : “Il y a quatre doigts entre le mensonge et la vérité.” Tout en plaçant sa main sur ses tempes, ses quatre doigts étalés entre l’oreille et l’oeil, il poursuivit:  “La distance entre ce que vous entendez dire et ce que vous voyez par vous-même” . Officier de contrôle / Frontière Irak Jordanie, Janvier 2001

Est ce que cela suffit pour penser que le photographe, parce qu’il est sur le terrain, est plus proche de la vérité ? Je ne sais pas, mais en tout cas cette phrase me plait bien. Je crois que je vais afficher ça sur le mur face à mon bureau, au milieu des photos et des autres citations qui m’accompagnent chaque jour. Car depuis que j’ai un bureau à moi, c’est-à-dire depuis mon entrée au collège, j’ai toujours couvert ce mur face à moi d’innombrales trucs. Cartes postales, dessins, fleurs séchées,  citations, myriade de post-it comme autant de mémo… Le bureau n’a jamais changé, une planche et deux traiteaux, mais le patchwork est lui en perpétuel mouvement ! J’aurais dû faire des photos de tous ces murs pour en garder la trace… À défaut, je garde dans une boite toutes ces images que j’ai un jour remplacées par d’autres, et ça, c’est une chouette accumulation !

Et sinon, dans le désordre : j’ai appris que la FDA avait repéré des traces de mélamine dans des boissons vendues aux States (mais personne n’en a encore parlé de ça dans les médias…) ; je lis en ce moment La zone d’inconfort de Jonathan Franzen et on écoute Radio Retaliation de Thievery Corporation ; et parce que ça m’a bien fait rire de voir la tête de certains avec des coiffures de l’époque, j’ai tenté moi aussi l’aventure sur yearbookyourself.com. Et vous ?!

L’île flottante

Posted in Home Made with tags , , , , , , on 5 octobre 2008 by miliochka

Quand j’étais petite, ça faisait partie des délices concoctés par Rosette l’été, et j’adorais ça ! J’ai toujours voulu m’y essayer mais sans trop y croire. Et voilà, hier j’ai sauté le pas, pour le première fois j’ai fait des îles flottantes (d’ailleurs, je n’arrive même pas à me souvenir la dernière fois que j’en ai mangé…) Une recette toute simple, trouvée sur l’excellent site Marmiton.

Ingrédients pour 4 personnes :

  • 4 œufs
  • 50 cl de lait
  • 1 gousse de vanille
  • 100 g de sucre en poudre
  • 7 morceaux de sucre

Première étape, préparer la crème anglaise. Un conseil, placez vos ramequins au frais avant de commencer…

Dans une casserole, faîtes chauffer le lait avec la gousse de vanille fendue en deux et grattée que vous allez laisser infuser. Dans un bol, battre les 4 jaunes d’œufs avec 70g de sucre en poudre (au mixeur c’est mieux, ça permet de blanchir le mélange). Ajouter ce mélange au lait chaud puis remettre sur le feu. À feu très doux, sans jamais cesser de remuer avec une cuillère en bois pour que le mélange s’épaississe très progressivement. Dès que la mousse en surface a disparu, c’est prêt ! Il faut aussitôt verser dans les ramequins froids pour stopper la cuisson (sinon, gare aux grumeaux !) et remettre le tout au frigo. C’est l’étape la plus délicate, car une crème trop cuite et c’est raté…

Battre les blancs en neige avec une pincée de sel, puis vers la fin, incorporez progressivement les 30 g de sucre en poudre restant. Dans une grande casserole, faites bouillir 1L d’eau (moi j’ai rajouté deux cuillières à soupe d’eau de fleurs d’oranger, j’adore ça !) Avec deux cuillères à soupe, façonnez des sortes de quenelles de blancs battus que vous déposez en surface de l’eau bouillante. Faire cuire environ 1 minute de chaque côté puis déposez délicatement sur du papier absorbant (du Sopalin quoi…) pour égoutter là aussi des deux côtés.

Déposez un blanc poché sur chaque ramequin et replacez au frigo.

Préparez le caramel : dans une petite casserole, déposez les 7 morceaux de sucre que vous allez imbiber d’eau (attention, ne mettre que la quantité absorbée par chaque sucre, sinon, il y a trop d’eau et le caramel ne prend pas !) Faire chauffer sans cesser de remuer, dès que ça brunit, retirez du feu et verser sur les blancs en neige. Voilà ! On peu aussi rajouter des amandes effilées, mais moi je trouve ça too much

J’ai servi ça hier soir après un dîner avec des huîtres en entrée (hum, c’est fou ce que j’aime ça, tant d’années perdues…), et un risotto aux cèpes. Tout le monde s’est régalé je crois ! Et en plus, c’est moi qui ai gagné aux cartes, héhé !

Et sinon, en ce moment, on nous rabat les oreilles avec les accords de Bretton Woods, sauf que moi, connais pas ce Bretton Woods ! C’est un mec ou un lieu ?! Et je ne suis pas la seule d’ailleurs, je n’ai trouvé personne hier soir autour de la table capable de me dire ce que c’est… M’énerve ces journalistes qui croient que la vulgarisation, c’est fait pour les chiens (ou pour les sciences, au choix). Enfin, heureusement qu’on peut chercher l’info par soi-même et compter sur les autres, simples citoyens !

Tu me files ton 06 ?

Posted in ?! with tags , , , , , , , , on 2 octobre 2008 by miliochka

À cette question cruciale, enfin, je peux répondre ! Car oui, c’est un grand jour, j’ai décidé de me doter d’un téléphone de poche. « Bravo, il était temps » diront certains, quand d’autres regrettent déjà que j’aie quitté les rangs de la Résistance. Voilà déjà plus de dix ans que j’observe autour de moi des gens qui monologuent dans la rue hurlant « t’es où là ?« , indisposant un wagon entier en racontant leur week-end ou bien même jonglant entre deux portables. Alors à quoi bon m’y mettre moi aussi ? D’autant que jusqu’à maintenant, j’ai toujours réussi à m’en sortir sans, malgré mon métier où c’est un outil semble-t’il incontournable. Pour les SMS ! Eh oui, une raison extrêmement futile, j’en conviens. Mais attention, je refuse le syndrome fil à la patte, je réserve ce petit outil à un usage strictement personnel, tant pis pour les autres ! (Et en plus, ça fait réveil, et ça, ça n’est pas pour me déplaire, oui, oui, parce qu’avec les réveils classiques, j’ai eu quelque mésaventure…)

Pour ceux que ça intéresse, j’ai d’autres coordonnées, sur Skype et ici :

48°51’48,82″ N & 2°22’09,90″ E

Et dans un tout autre registre :

– J’ai lu aujourd’hui une analyse très intéressante de la crise financière actuelle, dans les colonnes du Monde (c’est ici, mais accessible uniquement aux abonnés) Ça m’a notamment permis de (re)découvrir qui était la fameuse veuve de Carpentras, lointaine parente de la ménagère de moins de 50 ans.

– J’ai beaucoup ri, jaune, en entendant Sarkozy déclarer aujourd’hui en inaugurant les États Généraux de la presse qu’il soutenait le droit d’auteur des journalistes comme « un principe essentiel » mais estimait « irréel » qu’on ne puisse « éditer le même article sur plusieurs supports sans devoir le payer plusieurs fois. » 

Et sinon, demain j’ai 31 ans, voilà, ça aussi c’est dit.