Ici, on louvoye

Louvoyer : verbe du vocabulaire maritime, signifie faire des zigzags pour remonter au vent en tenant le cap au plus près, impose donc de très fréquent changements de bord et toutes les manoeuvres qui vont avec…

Le vent dans la gueule donc, et ce depuis le début de la semaine. Pourtant, le week-end fût plus qu’agréable, avec la visite d’une (d)ame souris en goguette à Paris Photo et quelques jolis souvenirs chez F. & K. à Montreuil (ah ces images d’éléphants en taille réelle, ouaouh !) N’empêche, ça souffle fort par ici, j’en ai le coeur qui bat à toute allure, les larmes aux bords des yeux et le crâne à la limite de l’implosion. Fichue migraine qui refait surface, fidèle compagne des jours agités. C’est con parce que j’entamais justement un boulot intéressant (un projet de bouquin pour les plus jeunes) mais voilà, je suis bien trop occupée à gérer le tout venant des soucis familiaux. Et puis il y a les dégâts collatéraux, non négligeables. Et ça aussi c’est con, parce que mon Homme et moi, voyez-vous, on est doué pour le bonheur. On sait faire avec, fingers in ze nose même, par contre quand le vent forcit et que la mer se forme, on sait un peu moins bien mener notre embarcation. Alors autant vous dire que ces derniers jours, j’en avais le coeur au bords des lèvres… (sur ce point là au moins, aujourd’hui aura permis une accalmie, voire un retour à un vent plus favorable entre nous). Mais pour le reste ? He ben, de ce côté-là, ça n’est pas près de s’améliorer. Alors va falloir songer à sortir les cirés, les bottes et s’assurer sur la ligne de vie. Les semaines à venir risquent d’être agitées, y’a pas de pot au noir par ici !

Pour me détendre donc aujourd’hui, après une réunion de boulot et une visite d’appart’, et avant deux bonnes heures au téléphone avec ma Mère puis la Cadette, j’ai fait un peu de cuisine. En prévision du dîner de demain soir entre gens de bonne compagnie j’ai préparé un chutney et de la confiture d’oignons pour accompagner le curry, et puis de la panna cotta à la verveine avec des petits financiers pour le dessert (j’ai préféré cette fois la recette classique à celle à la pistache…) Je tâcherai de ne pas oublier de faire des photos ! Et sinon, hier avec la Demoiselle (c’était mercredi, jour des enfants), on est allé faire un tour dans notre librairie préférée. Pour moi, Syngué Sabour, Pierre de Patience d’Atiq Rahimi (le dernier prix Goncourt, j’ai eu envie de l’acheter après l’avoir vu dans l’émission La Grande Librairie sur France5, avant donc l’annonce du prix) et aussi L’Angelus de Midi de Manu Larcenet, et pour la Demoiselle, quelques classiques du Père Casto (en cartonné à 1,95 €, on ne peut pas se refuser ce petit plaisir) et Pourquôôââ de Voutch aux éditions Th. Magnier (j’adore les bouquins de cet éditeur). Il n’y a pas de mal à vouloir se faire du bien, même si pour cela quelques changements de voiles sont nécessaires.

Et sinon, du côté du Vendée Globe, le point à 00:23 : le pot au noir, plus de 30°C, pas de vent, des grains parfois, en attente de la bascule du vent et Loïck Peyron toujours devant, sacré marin lui ! Et pour se détendre, on peut aller voir quelques vidéos ici.

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