12 jours

12/12 – Dans 12 jours, c’est Noël, voilà, c’est dit. Vu le froid, et les quelques flocons qui se sont abattus cette semaine par ici, le concept de fin d’année devient de plus en plus palpable. Et pourtant le temps s’accélère. Les dossiers s’accumulent, je cours après les deadlines pour partir sans devoirs de vacances. Et je fatigue.

La nature humaine a ça d’intéressant qu’elle n’est ni blanche ni noire. Oui, mais justement, c’est bien cette échelle de gris qui rend parfois la vie si complexe. Rapport au Sister balagan… Mardi matin j’avais rendez-vous avec quelqu’un. Je suis partie de chez moi bille en tête, et finalement, il n’en est rien. « Je suis une femme faible » me suis-je répétée dans la rue en quittant ce rendez-vous… On verra bien ce qu’il adviendra de tout ça, mais ce qui est sûr, c’est qu’on n’en a pas fini de ce bordel-là !

Quand j’ai commencé ce blog, je ne pensais pas parler de mon métier. Et puis ça me rattrape. Alors je ne résiste pas à l’envie de partager ici ces deux vidéos réalisées par le DEFI (Département d’Explication de la Fabrique d’Information) : la journaliste et le photographe. Réalistes au plus haut point, heureusement elles ne reflètent qu’une partie de la vraie vie, une partie que j’ai la chance de ne pas connaître (ou que je fais en sorte de ne pas croiser…) Mais on ne peut ignorer cette réalité, et il faut agir pour qu’elle redevienne du côté de la fiction. Il faut garantir les droits des pigistes, droits qui existent mais sont pourtant bafoués tous les jours par tant de groupes de presse. Se battre pour le droit à l’in-différence, se battre pour rester des journalistes comme les autres.

Voilà, demain l’Ainée et sa fille, ma Filleule, débarquent à Paris. Grand dîner à la maison pour ses 4 dizaines, je convie tout le monde autour de ma table. Que les nez tordus, les lèvres pincées et les gorges serrées restent à la porte, et tout se passera bien.

PS : il y a deux jours, Gitana 80 a démâté. Pourtant tout allait bien, ils naviguaient par 30 noeuds de vent avec un ris et le solent à l’avant, et badaboum, le mât s’est éffondré sur le pont. Loïck Peyron n’est plus dans la Course, merde…

2 Réponses to “12 jours”

  1. sourisdecompactus Says:

    j’ai eu une pensée pour toi quand j’ai entendu la mésaventure de Peyron (et dire qu’il y a six mois encore, on aurait pu me soutenir que Loïck Peyron était une marque de surimi, j’aurais même pas bronché!).
    C’est le sprint final, on va arriver à Noël comme les autres: sur les genoux!

  2. Les Suisses ne sont pas en reste dans ce tour du monde : Dominique Wavre a pété sa quille, il est hors course, et Bernard Stamm a des safrans mal en point… D’ailleurs, un jour, si quelqu’un peut m’expliquer pourquoi les Suisses sont de si bons navigateurs, hauturiers comme régatiers, je suis preneuse !
    Allez, on prend une grande respiration, et on remet la tête sous l’eau…

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