Archive pour janvier, 2009

Aujourd’hui je débraye

Posted in Working... with tags , , , , , , , , on 29 janvier 2009 by miliochka

À l’appel des syndicats de journalistes, mais aussi et surtout du collectif Pigistes en colère (le PEC et son site les invisibles des médias), j’ai fait grève entre 11 heures et midi. Et j’ai envoyé un mail à tous mes rédacs chef, les pigistes et les journalistes en poste que je connais pour leur dire. Eh ouais… Parce que faut pas pousser mémé dans les orties non plus, les patrons de presse n’ont qu’une seule envie, c’est faire de nous des journalistes au rabais, et même des pas-journalistes du tout. Pourtant sans nous, je n’ose imaginer combien de journaux et magazines seraient remplis de pages blanches… Alors, voilà, je reprends quelques dessins d’Yves Barros et textes du PEC, juste pour vous expliquer pourquoi j’ai fait cette grève symbolique :

–> Pour une rémunération adaptée au travail fourni

Les barèmes de piges restent étrangement à l’écart des négociations salariales annuelles, tant dans les branches de presse que dans les entreprises. Curieusement, le journaliste pigiste échappe, c’est bien connu à l’inflation et à l’augmentation des charges qui pèsent sur son travail. Payé 45 euros le feuillet en 1978, il était rémunéré au même tarif en 2001. Si le prix du feuillet avait seulement suivi l’augmentation du coût de la vie il aurait du atteindre 130 euros en 2001…
Les journalistes pigistes réclament donc de toute urgence l’ouverture de négociations pour l’établissement d’un barème de pige décent dans chaque forme de presse et l’incorporation du barème dans la négociation salaire annuelle.

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–> 60 millions d’euros d’économie par an pour la presse !

C’est, au bas mot, le montant des économies réalisées par les entreprises de presse en France sur le dos des journalistes pigistes. En travaillant chez eux, les journalistes pigistes permettent aux entreprises de ne pas payer de loyer, de ne pas supporter les frais d’investissements en matériel (informatique, photographique, son, vidéo…), les frais de fonctionnement et l’achat de consommables, sans même parler du non respect des dispositions de la convention collective (versement de l’ancienneté…).
Ainsi, chaque journaliste pigiste doit consacrer entre un à trois mois de salaire en moyenne pour pouvoir travailler et toucher en contrepartie une rémunération parfois indigne. En presse écrite, le feuillet est réglé en moyenne 18 et 60 euros le feuillet… Combien de temps devrons nous encore payer pour travailler ?

En guise de protestation, seuls dans leur bureau, les journalistes pigistes débrayent une heure aujourd’hui, de onze heures à midi.

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Enfin, j’en ai aussi profité pour préparer mes bagages, soyons honnête (le respect du lecteur, ça fait aussi partie de la déontologie des journalistes, non ?!) Because ce soir on quitte Paris direction les Alpes, avec un stop à Lyon pour laisser la Demoiselle chez Doteur Mutti et Ran’Pa, ses grands-parents. Faut pas croire, les pigistes ralent, d’accord, m’enfin ils ne subissent pas tous un triste sort. ALors tant que ça va bien pour nous, profitons-en qu’on s’est dit ! Youpi !

Bonne année, qu’ils vous disent

Posted in Lu ; vu ; entendu... with tags , , , , on 27 janvier 2009 by miliochka

À l’heure où Télérama fait sa couv’ sur « Trop de sécurité nuit gravement à la liberté« , où le nombre de gardes à vue augmente de façon galopante et inquiétante en France, la préfecture de police de Paris vous souhaite bonne année, si si,  j’vous jure. C’est à voir là. J’ai hésité entre pleurer et rire, surtout au moment des deux costauds avec cagoules noires et fusils d’assaut, ensuite j’ai cru que c’était un blague tant c’est surréaliste. Mais non, c’est bien vrai. Ah j’serai curieuse de la rencontrer, l’équipe du service de com’ qu’a pondu ça, tiens !

Sur Radio Nova en ce moment-même, Papa was a rolling’stone des Temptations, super version longue, hum c’est bon… Et puis ensuite Music de Leela James, ah oui…

Tu mourras moins bête

Posted in Lu ; vu ; entendu... with tags , , , , , , , , , , , on 23 janvier 2009 by miliochka

Alors là j’applaudis des deux mains (et plus si je pouvais) ! J’ai découvert, et une fois de plus un peu par hasard, un site qui rend moins bête et en plus qui m’a fait hurler de rire. Le blog Tu Mourras Moins Bête de la dessinatrice Marion Montaigne (un nom qui la prédestinait à quelquechose de grand ?!) m’a fait l’effet d’un grand bol d’air frais accommodé d’une bonne dose de dérision et d’intelligence. Voilà de la BD qui parle de science, et ce très sérieusement puisqu’en plus, les infos sont sourcées. De la poésie, de l’humour et de la science, que demander de plus ? (« ben, arriver à faire pareil ?… » qu’elle répond Miliochka…)

Je vous engage à lire celle qui relate l’expérience d’un éléphant sous LSD, qui rappelle furieusement quelqu’un qui a aujourd’hui présenté ses vœux à la presse. D’ailleurs ce petit monsieur, il a commencé en disant qu’il n’allait pas donner du « chers amis » aux journalistes présents, pour respecter leur « indépendance« . Ben tiens, sûr que lui et moi, on ne fera pas ami-ami comme le dit si bien Rodolphe Burger dans sa chanson Ensemble de l’album No Sport.

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Une fille qui dessine comme ça, moi ça m’éclate !

Et sinon, aujourd’hui, j’ai particulièrement apprécié la phrase de Yann K., à propos des pigistes : « il n’y a pas de raison pour que ces aménités que nous offrons le soient sans contrepartie. » Parce qu’elle résume une partie de mon point de vue sur le métier, et qu’en plus elle m’a permis de découvrir un nouveau mot, eh ouais !

Enfin, j’ai aussi appris aujourd’hui, qu’après le vaste frozen happening qui avait eu lieu l’année dernière dans Grand Central Station à New-York, un truc un peu similaire se serait passé récemment à Londres. Je mets ça au conditionnel car c’est en réalité une pub, alors pas moyen de savoir si c’est vraiment ce qu’on appelle un happening…

Pfff, je n’ai toujours pas pris le temps de photographier mes nouvelles chaussures, roses, à talon, à propos desquelles, d’ailleurs, ma vendeuse de légumes m’a aujourd’hui complimentée, et cela fait deux mois que je n’ai posté de nouvelle recette. Je procrastine à mort…

D’un nouvel oeil

Posted in ?! with tags , , , , , , on 20 janvier 2009 by miliochka

D’un nouvel œil, ou de deux plutôt…

Ce soir, je suis seule. Je fume et je bois une myrte, vêtue du pyjama Hilditch & Key de mon grand-père… Je sors de ma douche, j’ai pris le temps de mettre de la crème et j’ai tressé mes cheveux mouillés. Et je ne porte pas mes lunettes. Car ça y est, enfin, j’ai pris mon courage à deux mains et suis allée placer mes cornées sous un laser. Et je vois maintenant comme avant, finie la myopie. J’abandonne donc les lunettes jusqu’à ce que la presbytie me rattrape !

J’ai passé dix ans avec des lunettes. En fait j’ai découvert que j’étais myope quand je suis arrivée à la fac. Assise au fond des amphis, j’étais incapable de lire ce qu’il y avait au tableau. Au début, j’ai bien aimé avoir des lunettes. J’aimais l’idée de voir le monde de deux façons différentes, avec et sans correction. J’aimais ce flou qui m’accompagnait au lit, seule ou accompagnée, ou lorsque parfois je décidais de passer une journée sans lunettes. Et puis l’on dit que le regard des myopes est séduisant… J’aimais aussi le petit côté sérieux que me conférait cet accessoire. Mais voilà, ces lunettes ont rendu mon regard et mon visage encore plus durs qu’ils ne l’étaient déjà. En grandissant, j’ai peu à peu appris à apprivoiser mon côté féminin. Et celui-ci se marie mal avec les lunettes, je trouve. Adieu donc petits carreaux de plastique, mon visage n’est plus qu’un reflet naturel de ce que je vois.

À la lecture de certains blogs, je regrette parfois de n’avoir pas plus de poésie ou d’humour dans mes écrits. Je suis terre à terre, je me complais dans un style un peu lourd, abusant de la métaphore et des longues descriptions, racontant un quotidien des plus ordinaires, des petits riens. Mais voilà, c’est comme ça que j’écris, du moins lorsque je suis sans contrainte. Et je n’arrive pas à m’imposer un angle ou un style lorsque j’écris pour moi. Je n’arrive même pas à rester simple !

pieds

Il faudrait que je prenne le temps de faire des tirages de mes dernières photos de pieds, que je les colle dans mes albums, et que j’en publie une sélection quelquepart ici ou … Allez, je file au lit pour quelques pages d’Un barrage contre le Pacifique.

Une princesse MLF

Posted in Lu ; vu ; entendu... with tags , , , , , , , on 12 janvier 2009 by miliochka

Les hasards de la vie et des rencontres humaines m’ont récemment mis entre les mains un très chouette livre pour enfants, et moi, en ce moment, j’en consomme beaucoup des livres pour enfants (j’en parle souvent par ici). Il s’agit de Péronnille la Chevalière, avec un texte de Marie Darrieussecq (que je n’ai par ailleurs jamais eu envie de lire pour de nombreuses raisons personnelles et probablement pas très pertinentes…) et des dessins de Nelly Blumenthal. Eh bien voilà enfin une histoire de princesse pas gnan-gnan, à laquelle on ne pourra pas reprocher d’inculquer aux petites filles des schémas de pensée et des références impossibles de prince charmant ! D’ailleurs Péronnille n’est pas une princesse, mieux, elle est une chevalière ! Elle résout des énigmes et même les plus incongrues, elle monte à cheval et mène sa vie en femme libre. Youpi, voilà une héroïne qui me plait, et comble du bonheur, qui plait aussi à la Demoiselle puisque pour la première fois, j’ai réussi à lui lire un livre jusqu’au bout. Jusqu’à maintenant, vers la 5ème page, elle ne s’intéressait plus qu’aux dessins et tournait les pages si vite qu’on ne pouvait pas finir l’histoire… Et il n’y a bien que les aventures de Michel-le-mouton-qui-marche-dans-le-poum-poum-de-vache qui avaient réussi à la passionner autant. La Demoiselle aime bien le cheval de Péronnille, et moi j’apprends à chaque lecture à apprécier un peu plus les illustrations, qui ne ressemblent à rien de ce que je connaissais en matière de livres pour enfants.

peronnille

Alors voilà, je m’interroge, devrais-je essayer de lire des romans de Marie Darrieussecq ? Hum, pour l’instant, j’ai d’autres choses sur le feu. Car en même temps que j’ai acheté Péronnille samedi matin, lors de ma virée hebdomadaire avec la Demoiselle à L’Imagigraphe, j’ai pris pour moi le dernier Maurice G. Dantec intitulé Comme le fantôme d’un jazzman dans la station Mir en déroute. Avant, j’aimais vraiment bien cet auteur découvert grâce à une nouvelle de la Série Noire, parue dans Le Monde en 1996 je crois. Je me souviens aussi d’à quel point la lecture des Racines du Mal durant l’hiver 1997, sur fond de Björk, et de Babylon Babies en bateau l’été de l’éclipse (1999) m’avaient marquée. Après j’ai décroché, lui et ce qu’il écrivait avaient trop changé… Voilà, j’ai décidé de lui donner une nouvelle chance ! J’espère ne pas m’être planté. J’ai aussi pris Un barrage sur le Pacific de Marguerite Duras. On tente !

Et sinon, dans un autre domaine de la « littérature pour enfants », j’ai appris aujourd’hui totalement par hasard que Laurence Pernoud était morte le 1er janvier dernier à l’âge de 90 ans. Ben ça alors… 90 ans !… Morte le 1er janvier… Vu l’endroit où nous étions ce jour-là, au bout du bout du bout, l’info n’était pas parvenue jusqu’à moi. Ah Laurence Pernoud, quoi qu’on en pense, elle a fait un sacré boulot. J’avoue, ses deux ouvrages sont dans ma bibliothèque, édition 2006. Le plus drôle, c’est de confronter les vieilles éditions de J’attends un enfant et J’élève mon enfant avec les plus récentes (les plus perspicaces noteront l’évolution entre l’article indéfini et l’adjectif possessif). On y dit quasiment tout et son contraire ! Comme quoi, hein, les enfants…

To infinity and beyond !

Posted in ?! with tags , , , , , , , , on 10 janvier 2009 by miliochka

Ça fait un petit moment que j’me dis qu’il faut que je fasse un tour par ici, au moins pour souhaiter une bonne année aux quelques-uns qui me lisent (voilà, ça, c’est fait…) Et puis, manque de temps, de connexion, de conviction. Me voilà seulement ce soir, alors que la Demoiselle est au lit et mon Homme au ski (nuit de pleine lune oblige !) Et ce grâce à une simple et courte citation, (re)découverte dans un mail de chère (d)ame souris : « To Infinity and beyond ! » scandait l’astonaute Buzz l’Éclair dans Toy Story. Eh ben moi j’dis, parfait, allons-y ! Voilà un programme qui me convient pour l’année à venir, parce que j’en attends pas mal de choses de cette année neuve.

plage

Tiens, et puis j’en profite pour partager quelques perles révélées par la fonction Statistiques de l’interface de WordPress :

  • la page la plus vue de mon blog à ce jour, c’est le post sur le fameux dîner blanc en juin dernier sur les Champs Élysées (517 vues, pas de quoi pavoiser non plus !)
  • en second, mes bonnes adresses à New York (487 vues), qui d’ailleurs n’est pas un post daté, mais une page indépendante de la chronologie, qui est appelée à être remise à jour de temps en temps.
  • et on enchaîne ensuite les recettes de cuisine avec comme trio de tête : les petits farcis, la tarte aux pêches et les verrines italiennes. Je regrette juste de n’avoir aucun commentaire de visiteur ayant tenté ces recettes-là…
  • et la page la moins vue (en dehors des 1 clic) c’est la recette des financiers (2 vues). Sûr que le contexte actuel de crise économique ne m’a pas aidé ! On remarquera aussi que le post intitulé s’envoyer en l’air a été vu 69 fois à la date d’aujourd’hui !…
  • Pour ce qui est des mots clé, les plus employés pour arriver jusqu’ici sont bien évidemment liés à des recettes de cuisine. Le web, plus grand livre de cuisine du monde !
  • Quant au réferrent le plus fréquent, c’est google.ch/ig?hl=fr, héhé, et moi, je sais qui c’est !
  • Et ça donne pour le moment : 102 posts (sans compter donc les pages indépendantes, et je vous engage à aller voir du côté de celles-ci), 144 commentaires et pings, près de 7000 visionnements avec comme journée la plus active un certain vendredi 13 (juin 2008).