En avant, calme et droit

Il y a de bonnes habitudes qui ont tendance à se perdre. Ce n’est pas une raison pour définitivement les enterrer. Ce soir, je suis là, seule dans le bureau. Je bois une myrte et je fume. J’écris.

Il s’est passé pas mal de choses ces derniers temps. Quelques gros projets qui se sont débloqués (exposition, édition… des affaires à suivre…) Chassez le naturel, il revient au galop : face à de tels engagements pris, j’ai soudainement peur. Et si je n’étais pas à la hauteur ? Et s’ils s’étaient trompés de personne ? Vais-je y arriver ? Questions stupides, une sombre histoire de syndrome de l’imposteur qui m’encombre depuis tant d’années… Après tout, j’ai dit oui, j’ai proposé un tarif, ils ont dit oui. Alors maintenant, y’a plus qu’à ! À moi d’assurer, à la hauteur des exigences que je me suis fixée, en essayant de rendre celles-ci les plus réalistes et réalisables. Sinon, c’est sûr, je vais merder quelque part !

Ce n’est pas que je me noie dans un verre d’eau, du moins j’ai l’audace de le croire, mais quand même, parfois, je me fous dans des états pas possibles pour pas grand chose. Mon Homme, hyper-réaliste à tendance pessimiste, voit ces situations d’un bien meilleur œil que moi bizarrement. Selon lui, « c’est un mal pour un bien ». Quelques mois après la naissance de la Demoiselle, la quête ultime de la bonne nounou a failli se finir droit dans le mur. Et finalement, non, on a trouvé la perle, une vraie Mary Poppins ! Et la semaine dernière, rebelote et dix de der’. C’est l’école du quartier qui m’annonce qu’il n’y a pas de place pour ma fille. Alors que j’avais bien fait en sorte de m’y prendre à l’avance pour être sure que ça roulerait comme sur des rails. Ça m’a foutu dans un état de tension, en rogne, en pleurs, crise d’énervement et grosse mobilisation pour trouver une solution. Et voilà que quelques jours plus tard, la situation se débloque pour aboutir sur une solution qui risque bien d’être encore mieux. Cette semaine, c’est la visite d’un appartement qui nous plait, nous fait envie. Le cœur qui bat à 300 à l’heure, les mains moites, remplie d’incertitude, je fais une proposition. Et là, j’attends… Ça risque de prendre un peu plus de temps que je ne le souhaitais, la faute  la Pâque juive… Ben tiens, donc, elles ont bon dos les religions !

Finalement, je ne résiste pas vraiment à la pression. Plutôt du genre atmosphérique la fille… Je ne devrais pas perdre de vue ce bel adage équestre : En avant, calme et droit. Et surtout, surtout ne pas faire l’autruche…

autruche1

Mea culpa, la photo est vraiment de piètre qualité. Bougre de moi, voilà maintenant que je me contente d’images prises avec mon téléphone portable… Allez, demain je vais me faire couper les cheveux, histoire de sentir un peu d’air frais sur ma nuque !

PS : et pour ceux que ça intéresse, mon Homme et moi sommes largement cités dans le dernier ouvrage d’Anne et Marie Rambach, « Les nouveaux intellos précaires« . Une lecture passionnante bien evidemment… ;-)

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